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Vaccination : le taux de couverture augmente

La ministre de la Santé se félicite de l'augmentation de la couverture vaccinale. La fermeté des pouvoirs publics porte ses fruits.

"Le recours à la vaccination augmente et pas seulement du fait de son caractère obligatoire", s'est félicitée le 28 septembre 2018 Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, dans son discours d'inauguration des Journées nationales de médecine, rapporte Le Parisien.

Depuis le 1er janvier 2018, onze vaccins sont obligatoires pour les nourrissons. L'exemple le plus significatif est la hausse de 2,6% de la couverture contre la rougeole, qui est passé de 72,4 à 75% des enfants de 12 mois entre janvier et mai 2018. L'épidémie de rougeole importante, qui a sévi durant cette période, a certainement contribué à cette augmentation.

Depuis novembre 2017, 2.779 cas de rougeole ont été observés, et trois personnes en sont décédées.

Comme le souligne Le Parisien, la fermeté des pouvoirs publics semble commencer à payer, si l'on en croit les nouvelles pratiques des parents, qui dans leur majorité se conforment à la loi et redoutent que leurs enfants ne soient exclus des crèches et des écoles pour non-vaccination.

Le ministère de la Santé note aussi que "la couverture vaccinale est en augmentation de 5,6% contre les méningocoques C, recommandée à 12 mois. Elle est passée de 56,8% à 62,4% en un an".

Même progression de la vaccination contre les méningocoques C chez les enfants de 2 à 5 ans, passant de 70,8 à 72,2%, et contre l'hépatite B, dont le taux de couverture est passé de 92,3 à 97,8%, de mai 2017 à mai 2018.

Outre la vaccination, Agnès Buzyn a déjà plusieurs mesures à son actif : "Elle a obtenu la hausse du paquet de cigarettes à 10 euros, le déremboursement de quatre médicaments anti-Alzheimer jugés inefficaces et ouvert la porte à celui de l'homéopathie", énumère Le Monde, qui publie un long portrait de la ministre.

Spécialiste reconnue de la greffe de moelle osseuse, Agnès Buzyn a dirigé trois institutions sanitaires de renom. "Un parcours qui lui a facilité la tâche pour retisser des liens très distendus avec les médecins sous le précédent mandat", juge Le Monde. "C'est peut-être la première fois qu'on a une ministre médecin qui n'oublie pas qu'elle est médecin une fois qu'elle est ministre", se réjouit Patrick Bouet, président du Conseil national de l'Ordre des médecins. Un ancien député socialiste regrette, lui, qu'Agnès Buzyn se définisse "avant tout comme un médecin et non comme la ministre des patients, c'est un choix".

Mais cette dernière sait se défendre. "Je me rends compte que bien faire ne suffit pas, qu'il faut aussi avoir une voix qui porte, sans tomber dans la caricature de politique politicienne, confie-t-elle au Monde. Maintenant que les réformes sont là, j'ai des choses à porter, vous allez m'entendre ! Je vais être plus punchy. Je vais attaquer, moi aussi !"

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John Sutton

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