Vacances d’été : n’oubliez pas vos préservatifs !

"Sea, sex and sun"… L’été est une période propice aux rencontres amoureuses. Mais gare aux infections sexuellement transmissibles (IST) qui, elles, ne prennent pas de vacances ! Pour s’en protéger, le préservatif reste votre meilleur allié.

Chaque année, la France enregistre 7000 nouveaux cas d’infections par le virus du sida (VIH). Entre 2002 et 2004, plus de 1200 personnes ont été contaminées par la syphilis. Près de 10 millions de Français seraient aujourd’hui porteurs du virus de l’herpès. Depuis les années 2000, les infections sexuellement transmissibles (IST ou MST) ne cessent d’augmenter. Elles se transmettent lors de rapports sexuels non protégés : vaginal, anal ou oro-génital.

Ne baissez pas la garde

Une enquête réalisée par l’Observatoire régional de santé d'Ile-de-France (ORS) montre une inquiétante banalisation du sida : en 2004, 23% des personnes interrogées affirmaient redouter la maladie, contre 46,9% dix ans auparavant. Cette baisse indique un inquiétant relâchement des comportements de prévention et favorise la recrudescence de toutes les IST.

En cas de rapport sexuel à risque ou du moindre symptôme (si ça gratte, si ça pique ou si ça coule au niveau des organes génitaux), il faut consulter un médecin le plus rapidement possible. Mais en vacances comme tout au long de l'année, l’usage d’un préservatif à chaque rapport reste le plus sûr moyen de se protéger des IST !

Bien mettre son préservatif : les conseils visuels et animés de Sida info service

Au masculin

Au féminin

Zoom sur les IST les plus courantes

Blennorragie

Plus connue sous le nom de "chaude-pisse", la blennorragie est causée par une bactérie : le gonocoque. Elle se manifeste par des brûlures ou des écoulements au niveau de la verge, du vagin ou de l’anus. Ces signes apparaissent généralement lors de la première semaine qui suit la contamination. Non soignée, elle entraîne des risques de stérilité chez l’homme et la femme.

Chlamydiae

Les chlamydiae sont à l’origine de nombreux cas d’infertilité, chez l’homme et la femme. Les risques de développer une grossesse extra-utérine sont également importants. L’infection par les chlamydiae est particulièrement sournoise : elle peut en effet évoluer sans le moindre signe. Elle se détecte grâce à des prélèvements locaux ou par une prise de sang.

Condylomes

Les condylomes vénériens ressemblent à de petites verrues en forme de crêtes de coq sur les organes génitaux ou l’anus. Très visibles chez l’homme, ils peuvent néanmoins passer inaperçus chez la femme. Les premiers signes apparaissent une à huit semaines après la contamination. Non traités, les condylomes sont extrêmement contagieux et peuvent être responsables de cancers du col de l’utérus.

Hépatite B

En cas de rapport à risque, il est possible de bénéficier d’un test de dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) dans un centre anonyme et gratuit (CDAG). Pour connaître le centre le plus proche, contactez Sida info service au 0800 840 800.

Herpès

Très contagieux, l’herpès est causé par un virus qui reste, à vie, tapi dans l’organisme. L’herpès se manifeste par de petites vésicules douloureuses au niveau des organes génitaux, de l’anus ou de la bouche. Il peut également occasionner une atteinte oculaire. L’herpès évolue par poussées ou récidives. Les relations sexuelles (orale, génitale et anale), même protégées, sont à éviter lors de ces épisodes.

Syphilis

La syphilis est une infection sexuellement transmissible, extrêmement contagieuse et grave. Quasiment éradiquée en France depuis 1990, elle est réapparue ces cinq dernières années. Elle se manifeste, dans un premier temps, par un chancre sur le pénis, la vulve, la bouche ou l’anus, trois semaines environ après le rapport contaminant. Ce chancre est indolore. Passé ce stade de syphilis primaire, le chancre disparaît. Mais la bactérie de la syphilis reste tapie dans l’organisme pour réapparaître, de quelques mois à deux ans plus tard, sous forme de boutons ou de taches inexpliqués au niveau de la peau : c’est la syphilis secondaire. Au troisième stade, après une longue période de huit à dix ans, la syphilis atteint les vaisseaux sanguins et le cœur, les méninges et le cerveau : c’est la syphilis tertiaire. Plus le dépistage est précoce et plus le traitement est simple.

Sida

Le virus du sida (VIH) se transmet à l’occasion de rapports sexuels non protégés, par le sang, par le lait maternel et lors de la grossesse. En cas de rapport à risque ou d’accident (déchirure du préservatif), il faut se rendre le plus rapidement possible (dans un délai inférieur à 48 heures) dans un service hospitalier d’urgence. Le médecin des urgences fera une évaluation du risque et proposera éventuellement la mise en place d’un traitement préventif. Ce traitement limite le risque de contamination sans toutefois l’éliminer complètement. Passé ce délai, il faut appeler Sida info service au 0800 840 800 pour trouver le centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) le plus proche, et pouvoir bénéficier d’un test de dépistage.