Urgences : Marisol Touraine réfute toute fermeture

"Il n'y a pas de liste de services d'urgences menacés de fermeture", a assuré hier la ministre de la Santé, réfutant ainsi les calculs du Figaro d'hier, selon lesquels 67 services de soins d'urgence sur 650 seraient compromis, faute d'une activité suffisante, notent Les Echos (page 2).

"Au contraire, le gouvernement s'est engagé depuis 2012 à renforcer le service public des urgences", avec "quinze millions d'euros" investis dans des zones en tension, rétorque Marisol Touraine. "Le chiffre évoqué par Le Figaro (...) résulte d'une extrapolation et d'une lecture partielle et partiale des conclusions" du rapport de Jean-Yves Grall, affirme le ministère de la Santé, cité dans Les Echos.

Le gouvernement s'est engagé depuis 2012 à renforcer le service public des urgences", avec "quinze millions d'euros" investis dans des zones en tension.

Le rapport en question, rendu en juillet, livre plusieurs pistes pour réorganiser les services d'urgences sur le territoire et permettre à chaque Français d'accéder en moins de 30 minutes à des soins urgents, conformément à une promesse du candidat Hollande. Jean-Yves Grall, directeur général de l'ARS du Nord-Pas-de-Calais, préconise notamment la création de "centres de soins non programmés" pour prendre en charge, par exemple, la "petite traumatologie" et désengorger les services en surcharge.

"Le maillage actuel est le seuil en dessous duquel on ne peut pas tomber", affirme, dans Les Echos, Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Asso­ciation des médecins urgentistes de France (Amuf) et militant CGT. "Après avoir supprimé les urgences, on finit généralement par fermer l'hôpital", prévient-il. De son côté, Marisol Touraine annoncera dans les prochains mois un plan d'action sur la base des préconisations du rapport Grall.

John Sutton

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