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Unis contre le sida

Malgré une "baisse spectaculaire" du nombre de cas de sida et de décès, la vigilance reste de mise dans la surveillance du VIH, rappelle l'Institut de veille sanitaire (InVS), à la veille du Sidaction. Dès ce soir et durant tout le week-end, le ruban rouge est de retour à l'antenne. Objectif : collecter des fonds destinés à la lutte contre ce virus. Cette année, un nombre record de chaînes de télévision (11) et de radios (5) sont mobilisés pour sensibiliser le grand public, souligne Le Figaro (page 43). L'an dernier, le Sidaction avait permis de recueillir 5,6 millions d'euros auprès de 129.000 donateurs. La moitié des sommes collectées a été consacrée à la recherche, l'autre à des actions de prévention et d'aide aux malades.

Selon un bilan épidémiologique présenté hier par l'INVS, le nombre de nouveaux cas de sida est passé de 4.000 en 1996 à 1.200 en 2005, note Le Parisien/Aujourd'hui (page 36). Mais ce bilan positif ne doit pas masquer une autre réalité : chaque année, entre 6.000 à 7.000 personnes découvrent leur séropositivité. Un chiffre qui n'a pratiquement pas bougé depuis 2003 et que les autorités sanitaires peinent à faire reculer, malgré les campagnes de prévention. Le retour des pratiques à risque est une des "évolutions majeures" depuis les années 2000, souligne Le Parisien/Aujourd'hui.

Les responsables de la lutte contre le sida s'alarment également de "la féminisation lente de l'infection à VIH" et de l'augmentation du nombre de personnes originaires d'Afrique subsaharienne séropositives ou malades du sida. Insistant sur la nécessaire "solidarité avec les pays du sud" pour vaincre le sida, le Pr Gilles Brücker, directeur général de l'InVS, estime qu'il faut également lutter contre les inégalités de santé liées à la précarité.

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L'Ordre national des pharmaciens s'inquiète des "procédés" de marketing employés par certains laboratoires pharmaceutiques, rapporte Le Figaro-économie (page 22). A titre d'exemple : le 19 février, la crème contre les douleurs musculaires Neuriplège (commercialisée par les laboratoires Genévrier) a été retirée de la vente par l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) en raison de ses "effets indésirables cutanés, rares mais graves" (eczéma, photosensibilisation). Or, comme l'écrit le journaliste Olivier Auguste, son fabricant l'a aussitôt remplacé par un autre produit sans le principe actif mis en cause et sous le nom de… Neuriplège.

"Ce procédé me semble s'apparenter à une tromperie des patients, puisque ceux-ci penseront que [le nouveau produit] est équivalent à l'ancien, alors que sa formule ne repose pas sur les mêmes principes", estime Jean Parrot, président de l'Ordre national des pharmaciens. Pour lui, la nouvelle crème n'a qu'une "action chauffante et antalgique", et ne peut plus revendiquer un effet thérapeutique.