Une complémentaire santé pour les intérimaires

A compter du 1er janvier 2016, les 700.000 travailleurs intérimaires pourront bénéficier d'une complémentaire santé. Un accord entre le patronat et quatre syndicats de salariés a en effet été signé jeudi afin de mettre en place un système de couverture collective pour leurs frais médicaux.

Un appel d'offres sera prochainement lancé afin de choisir l'opérateur de gestion de ce régime. Une procédure de mise en concurrence sera également organisée dans le but de recommander un ou plusieurs organismes de complémentaire santé.

Jusqu'à présent, rappelle Le Parisien/Aujourd'hui de dimanche (page 11), les travailleurs intérimaires disposaient d'un système de complémentaire baptisé Fastt, où trois types de contrats étaient proposés pour des cotisations mensuelles allant de 24 à 114 euros.

Dès le premier jour d'activité, le contrat choisi se mettait en action, et au-delà de 600 heures travaillées dans l'année, le montant des cotisations baissait. "Il s'agissait en fait d'un accès minimal aux soins, limité dans le temps et relativement onéreux, qui obligeait le plus souvent le salarié intérimaire à souscrire à une surcomplémentaire en fonction de ses besoins de santé", observe le quotidien.

Avec le nouveau mécanisme, indique Prism'emploi, la fédération patronale des professionnels du recrutement et de l'intérim, il faudra effectuer 414 heures de travail dans les 12 derniers mois dans une ou plusieurs entreprises de travail temporaire. Pendant les périodes d'inactivité, "les intérimaires n'auront rien à mettre de leur poche pendant sept mois (deux mois sans conditions, auxquels s'ajoutent cinq mois pour les intérimaires indemnisés par Pôle emploi)".

Le dispositif sera financé par une cotisation-employeur de 50%, payée par l'agence intérimaire. L'intérimaire financera les 50% restants. L'agence d'intérim devra donc "d'ici à janvier prévoir la conclusion de contrats collectifs de mutuelles complémentaires pour l'ensemble des salariés qu'elle emploie, détaille Le Parisien, qui rappelle que ce dispositif découle de la loi de sécurisation de l'emploi de juin 2013. Celle-ci prévoit que toutes les entreprises proposent à leurs salariés une couverture santé à partir du 1er janvier prochain.

Frédéric Lavignette

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