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Un bonus pour les médecins qui réduisent les arrêts maladie ?

Ce jeudi 28 avril 2016, les médecins ont de nouveau rendez-vous au siège de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) afin de poursuivre les négociations sur la prochaine convention médicale. Tous les cinq ans, la révision de cet accord permet entre autres de redéfinir le tarif des consultations des praticiens et leur rémunération via la "Rosp", ou "rémunération sur objectifs de santé publique". Cette prime est accordée aux médecins qui favorisent la prescription de génériques, la prévention ou encore le dépistage de certains cancers.

D'après un document que se sont procurés les Echos, l'assurance maladie propose que de nouveaux indicateurs soient introduits dans la liste des objectifs, notamment "des indicateurs relatifs à la pertinence des prescriptions d’arrêt de travail (indemnités journalières) au regard des préconisations existantes".

Il est vrai que depuis plus d'un an, les dépenses d'indemnités journalières payées aux salariés en arrêt maladie sont en très forte progression, et l'assurance maladie ne parvient pas à les juguler, enchaîne lefigaro.fr. "Intéresser les médecins à maîtriser ce poste semble donc un moyen pour elle de contrôler cette dépense".

Pour ce faire, le document de la Cnam suggère que "le taux de dématérialisation des prescriptions d’arrêt de travail" et le "taux de respect des référentiels pour les arrêts de travail prescrits en ligne (ou taux d’AAT dont la durée a été choisie parmi les propositions de l’outil)" constituent ces nouveaux " indicateurs d’efficience". Les praticiens, écrivent Les Echos, seraient ainsi "invités à prescrire 5 jours d’arrêt de travail pour une grippe saisonnière, 3 pour une angine ou 21 jours pour une entorse grave lorsque le patient effectue "un travail physique lourd".

Au-delà de ces nouveaux critères, l'assurance maladie semble vouloir par ailleurs introduire "un malus" pour les médecins qui ne respecteraient pas les objectifs de santé publique qui leur sont assignés. "Jusqu'à présent, écrit le figaro.fr, les médecins qui obtenaient de très mauvais résultats sur tel ou tel indicateur ne se voyaient pas infliger de pénalités. Ils obtenaient un score minimal ou nul sur les indicateurs en question".

Cette proposition, qui devrait également être discutée aujourd'hui, "risque de faire grincer les dents des intéressés", observe le quotidien, car elle pourrait "amputer sérieusement la Rosp" des médecins. Grâce à elle, ceux-ci ont perçu 6.756 euros en moyenne en 2015.

Santé

Protection sociale

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)