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TVA sociale : hésitations

Le secrétaire d'Etat à la Perspective, Eric Besson, doit remettre cette semaine son rapport sur la TVA sociale. Ce document devrait aider le président de la République à se décider sur la forme à adopter concernant ce nouveau mode de financement de la "Sécu".

D'après Le Journal du dimanche (page 14), les informations du rapport font apparaître "plusieurs phénomènes". La mise en application de la TVA sociale devrait ainsi provoquer une inflation des prix, mais seulement "dans certains secteurs où il y a peu de concurrence, et pour certains biens importés". D'un autre côté, "d'autres prix pourraient baisser grâce à l'allégement des cotisations sociales, notamment dans les services à la personne".

Pourtant, le secrétaire général de l'Elysée a confirmé hier qu'il y avait "un risque d'augmentation des prix des produits" de consommation, et donc pour le pouvoir d'achat des Français, indique Le Parisien/Aujourd'hui (page 9).

En effet, invité au Grand-Jury-RTL, "Claude Guéant a préparé le terrain pour cet enterrement en douceur en rappelant qu'il y avait d'autres hypothèses à étudier" mentionne à son tour Libération (page 9).

C'est pour cela que le président de la République envisage de réaliser quelques modifications au projet initial, rapporte La Tribune (page 26). Selon le leader de la CGC, Bernard Van Craeynest, que Nicolas Sarkozy a reçu vendredi pour évoquer le sujet, le chef de l'Etat veut en effet "revoir totalement le dossier, la présentation, la sémantique". Ainsi, explique le quotidien, il n'est "pas question de contraindre une opinion publique rétive à ce projet".

Même si la TVA sociale continue de demeurer "une tentation forte", avoue Claude Guéant dans Les Echos (page 3) d'autres pistes sont à l'étude. "Pour éponger le déficit de la Sécurité sociale qui est reparti de plus belle à la hausse", explique Libération, "Nicolas Sarkozy a confirmé début août l'instauration de franchises non remboursées".

L'une d'elles s'élève à 50 centimes par boîte de médicament prescrite ou pour tout acte paramédical, tandis qu'une autre atteint 2 euros pour un transport en ambulance. Ces trois nouveaux forfaits s'ajoutent "à la franchise de 1 euro par consultation instaurée en 2004", précise le quotidien. Ces mesures pourraient d'ailleurs être "officialisées" cet après-midi lors de l'installation de la commission sur la maladie d'Alzheimer, croit savoir Libération.

Pour augmenter les ressources, d'autres voies pourront être envisagées. Nicolas Sarkozy semble vouloir impliquer les partenaires sociaux dans ces initiatives. Selon Le Journal du dimanche, "il pourrait demander aux syndicats de plancher eux aussi sur de nouvelles taxations pour la Sécu qu'ils gèrent". Avec pour seuls mots d'ordre : une réduction maximale des cotisations sur les feuilles de paye et une mise à contribution des importations.

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Les travaux de la commission chargée d'évaluer les priorités dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer vont être engagés aujourd'hui, signale La Croix (page 8). Selon L'Humanité (page 5), c'est en effet aujourd'hui que Nicolas Sarkozy installe l'équipe chargée d'"élaborer un plan de lutte contre la maladie".

Confiée à l'ancien directeur général de la santé, Joël Ménard, cette mission devra rendre ses premières orientations dès le 21 septembre, bien avant le lancement du plan Alzheimer prévu pour le début 2008. Les deux objectifs portent sur "le développement de la recherche et la prise en charge des malades".

Aussi, estime l'Humanité, ce plan, qui est le troisième en six ans, devra redoubler d'efforts "en direction des familles en charge de la perte d'autonomie de leur proche" mais aussi du côté des structures d'accueil sous-représentées ou mal adaptées.

Des mesures nécessaires, estime Matin plus (page 10) étant donné "les projections pour l'avenir". En effet, le nombre de personnes touchées par la maladie en France devrait s'élever à 1,3 million en 2020 et à 2,1 millions en 2040.

Actuellement, 87% des personnes de plus de 75 ans vivent chez elles ou chez un membre de leur famille. "Autrement dit, la charge repose très largement sur les aidants familiaux, qui rechignent à placer leur parent atteint en institution."

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)