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Trou de la Sécu : un déficit historique de 12 milliards d’euros en 2007

Le déficit du régime général de la Sécu devrait atteindre 12 milliards d'euros en 2007, selon la nouvelle estimation de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Fin 2006, le gouvernement avait évalué ce déficit à 8 milliards. Les ministres de la Santé et des Comptes publics doivent maintenant rendre publiques leurs mesures d'économies sur les dépenses d'assurance maladie.

Record historique : le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait s'élever à 12 milliards d'euros en 2007, selon les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale rendues publiques le 4 juillet 2007. Le déficit retrouve ainsi son niveau le plus élevé (11,9 milliards d'euros), avant la mise en place de la réforme de l'assurance maladie de 2004.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007 (PLFSS), présenté en septembre 2006 par l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand, tablait sur un déficit de 8 milliards d'euros. Selon la Commission des comptes, cette dégradation est due à un double dérapage. La branche maladie affiche en 2007 un passif de 6,4 milliards d'euros, contre 5,9 milliards en 2006. De son côté, le déficit de la branche vieillesse passe de 1,9 milliards d'euros en 2006 à 4,7 milliards en 2007.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et le ministre des Comptes publics, Eric Woerth, doivent présenter un plan de redressement des comptes de l'assurance maladie, le mercredi 4 juillet 2007 en fin d'après-midi. Ce plan devrait reprendre certaines mesures proposées par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) : baisse de remboursement pour les patients qui ne suivent pas le parcours de soins coordonnés ou encore diminution des tarifs de certains médecins spécialistes.

Dans un entretien accordé aux Echos, le président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant, estime que les mesures proposées par la Cnam marquent "l'échec de la réforme de l'assurance maladie". Il regrette qu'elles "n'améliorent en rien l'organisation des soins".