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Trois scénarios pour les affections de longue durée

Selon La Tribune (page 26), la Haute Autorité de santé (HAS) doit se prononcer cette semaine pour l'ouverture d'un débat sur les affections de longue durée (ALD). Affections parmi lesquelles on compte les maladies cardio-vasculaires, les cancers, le diabète ou encore les affections psychiatriques.

Ces maladies concernent actuellement 7,5 millions d'assurés sociaux pris en charge à 100% par la "Sécu", via une exonération du ticket modérateur. Les ALD concentrent aujourd'hui 60% des remboursements de l'assurance maladie. Ce taux devrait monter à 70% en 2015 en raison notamment du vieillissement de la population et de l'allongement de la durée de vie.

Mais cette couverture risque de changer car le dispositif est considéré comme à "bout de souffle" par la HAS. Cette instance a déjà relevé "les difficultés d'utiliser le dispositif des ALD au service de deux objectifs, la qualité de la prise en charge médicale et la solidarité financière". Elle "juge bon désormais de réfléchir à dissocier les critères médicaux et économiques", écrit La Tribune.

Selon le quotidien économique, trois scénarios vont être envisagés par la HAS cette semaine : le premier serait un "aménagement à la marge du dispositif". A priori, il ne devrait pas être retenu. Un deuxième consiste à modifier les critères de prise en charge des maladies, en les regroupant. Cette "évolution des ALD" n'est pas "écartée". Mais, visiblement, la HAS préférerait une "révision totale du dispositif", sans que l'on en sache plus pour le moment sur cette troisième piste.

Ce chantier "hautement sensible" pourrait figurer dans l'agenda de début 2008. "L'Elysée devrait manoeuvrer avec une grande prudence", estime La Tribune. En septembre dernier, le chef de l'Etat avait critiqué le dérapage des ALD et appelé à se concentrer "sur la prise en charge de ce qui est essentiel".

A lire aussi – L'accès à l'avortement toujours difficile

"Plus de trente ans après la loi Veil de 1975, l'avortement reste un droit précaire", constate Le Monde daté de samedi 8 décembre (page 8). Pourtant, depuis la loi du 4 juillet 2001, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est facilitée en France, puisque ce texte a porté de dix à douze semaines de grossesse son recours. Malgré cela, 3.000 à 5.000 Françaises continuent de se rendre à l'étranger, chaque année, pour avorter, note le quotidien.

Pourquoi cette situation ? "L'application de la loi est erratique" et "soumise à la bonne volonté des médecins", répond Le Monde. Certains professionnels hésitent, en effet, à pratiquer l'IVG parce qu'il s'agit d'une "activité peu gratifiante" et certains craignent le "regard réprobateur de leurs collègues".

Le désengagement médical s'explique également par le coût d'une IVG chirurgicale. Certains établissements renoncent à la pratiquer car, à 250 euros le forfait, cet acte est considéré comme "un acte sous-évalué, réalisé à perte pour les hôpitaux".

Pour faire face à ces difficultés, le ministère de la Santé a proposé une revalorisation de l'IVG chirurgicale dès le 1er mars 2008, et l'extension de la pratique de l'IVG médicamenteuse aux centres de planification et d'éducation familiale.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)