croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Transformation du système de santé : cinq chantiers lancés

La stratégie de transformation du système de santé démarre le 9 mars 2018 avec le lancement de cinq chantiers distincts par la ministre de la Santé. Agnès Buzyn attend les premières propositions pour "la fin du mois de mai".

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé le 9 mars 2018, les travaux de la stratégie de transformation du système de santé. Cette stratégie sera déclinée en "cinq chantiers étroitement liés" qui permettront de tracer "une feuille de route globale", a indiqué Agnès Buzyn, à l’occasion d’une conférence de presse. Les premières propositions sont attendues pour "la fin du mois de mai".

Consultation des acteurs

Les cinq chantiers portent sur la qualité des soins et la pertinence des actes, les modes de financement et de régulation, l’organisation territoriale, le numérique, et enfin, les ressources humaines et la formation. Ils sont placés sous la responsabilité de pilotes, experts de leur discipline, qui travailleront en lien avec les services du ministère de la Santé et de l’Assurance maladie.

Cette réflexion sera alimentée par une large consultation déployée sous différents formats afin de mieux répondre aux enjeux de chaque chantier. Ainsi, des consultations institutionnelles seront menées au niveau national par les pilotes, avec les syndicats, fédérations et associations. Par ailleurs, des groupes de travail associeront les patients et les professionnels de santé. Enfin, des consultations territoriales seront menées sous l’égide des agences régionales de santé (ARS).

"Pas une énième réforme"

Pour la ministre de la Santé, la stratégie de transformation du système de santé, annoncée le 13 février 2018 par le Premier ministre, Edouard Philippe, "n’est pas une énième réforme de l’hôpital". "Elle est la volonté d’une transformation de l’ensemble de notre système de santé, qui se veut globale, cohérente et méthodique", a lancé Agnès Buzyn.

L’objectif affiché est de "passer d’un système cloisonné, fondé sur les soins curatifs, tarifés à l’activité, une course aux volumes et une régulation budgétaire, à un système davantage tourné vers le parcours du patient, le financement de la prévention, la coordination des acteurs et des secteurs médical et médico-social, la qualité des soins et la pertinence des actes".

Pour illustrer ses propos, la ministre a notamment évoqué les différences de prises en charge d’un territoire à l’autre. En 2014, les taux de chirurgie bariatrique variaient de 8 séjours pour 100.000 habitants en Guyane, à 24 dans le Puy-de-Dôme ou encore à 170 en Haute-Corse. Pourtant, "les zones géographiques où cette chirurgie est la plus souvent réalisée ne correspondent pas aux zones où l’obésité est la plus fréquente", a-t-elle déploré.

Problème de qualité du service rendu

"On est arrivé au bout d’un système qui nuit maintenant à la qualité du service rendu à nos concitoyens. Notre objectif n’est pas de faire des économies mais de voir comment, avec le même montant de dépenses, on peut améliorer la vie des Français", a avancé la ministre.

Si les premières propositions sont attendues fin mai, le calendrier des différents chantiers pourrait être "extrêmement variable", a prévenu Agnès Buzyn. Elle souhaiterait pouvoir d’ores et déjà inscrire au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 "des mesures qui seront remontées des groupes de travail et qui auront fait l’objet d’une concertation".

Pour en savoir plus

Retrouver le dossier de presse sur le lancement des travaux de la stratégie de transformation du système de santé.
Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)