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Thierry Beaudet : « Nous encourageons la pratique collective » de la médecine

A l’issue du congrès de Montpellier, Thierry Beaudet revient sur la réforme du reste à charge zéro et plaide pour des coopérations médicales entre structures mutualistes et médecins libéraux.

« Sur le papier, je suis globalement satisfait de l’accord [sur le Reste à charge zéro], qui semble équilibré, déclare le président de la Mutualité Française, dans un entretien au Quotidien du médecin. Je reste toutefois prudent. Attendons de voir ce que cela va donner dans la vraie vie.

« La Mutualité tient sur ses deux jambes : nous exerçons une activité d’assurance santé, mais aussi d’offreur de soins, notamment sur la dentisterie, l’optique et l’audioprothèse, rappelle Thierry Beaudet. Pour équilibrer les deux plateaux de la balance, la réforme du reste à charge zéro ne devait pas peser trop lourdement dans la balance et ne pas compromettre les réalisations mutualistes sur le soin. »

Il rappelle également que sous sa présidence, la MGEN avait négocié un accord-cadre avec les dentistes sur l’application d’un tarif maîtrisé sur des prothèses de qualité. « Dans son cabinet, chaque professionnel pouvait se reconnaître dans l’accord ou non. C’était une démarche vertueuse, intelligente et respectueuse de l’intérêt de chacun », juge-t-il.

« Les tarifications à l’activité et à l’acte sont-elles trop systématiques ? », interroge Le Quotidien du médecin. « Je suis favorable à la diversification des modes de rémunération, répond le président de la Mutualité. Je ne dis pas que les tarifications à l’activité et à l’acte n’ont pas de valeur, mais seules, elles sont facteurs d’inflation des actes et donc de dépenses. »

Interrogé sur la médecine salariée, le président de la Mutualité Française juge qu’il s’agit d’une « solution pour pallier la pénurie de médecins généralistes, mais ce n’est pas la seule ». A Laval (Mayenne), fait-il valoir, la Mutualité a aidé la municipalité et plusieurs médecins retraités à monter un centre de santé. « Ces anciens libéraux voulaient devenir salariés ! » souligne-t-il.

A Niort (Deux-Sèvres), des médecins de ville souhaitaient être accompagnés pour bâtir une maison de santé. « A leur demande, on a recruté un pharmacien pour occuper un poste à temps partiel de coordonnateur de la structure », précise Thierry Beaudet. A Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), des médecins de ville exerçant dans une maison de santé, cherchaient des chirurgiens-dentistes. Des dentistes salariés de la Mutualité ont intégré la structure. « Nous encourageons la pratique collective, l’exercice regroupé et l’organisation de coopérations médicales, explique Thierry Beaudet. Nous sommes disponibles pour travailler avec les professionnels de santé. »

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)