croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Télémédecine : des actes bientôt remboursés

Afin de favoriser l'accès aux soins dans les zones médicalement sous-dotées, le gouvernement souhaite développer la télémédecine. L'assurance maladie et les syndicats de médecins se réunissent ce 18 janvier 2018 pour affiner les contours du dispositif et en fixer les tarifs.

La télémédecine est-elle un remède aux déserts médicaux ? La réponse pourrait être prochainement connue puisque les salles de consultation à distance sont appelées à se multiplier. En effet, note Le Monde, ce 18 janvier 2018, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et les syndicats de médecins libéraux (CSMF, FMF, SML, MG France, Le Bloc) entrent en négociation sur ce thème.

Jusqu'à la fin mars, indique ce quotidien, les négociations viseront d'abord à "fixer les règles et les tarifs de la téléconsultation (consultation médicale à distance) et de la télé-expertise (un médecin sollicite un spécialiste à distance)". Pour sa part, la télésurveillance n'est pas encore au programme, même si, en septembre 2017, la Cour des comptes l'avait jugée être une option "prometteuse".

Pour l'heure, prévient Le Figaro, "les médecins veulent qu'un avis ponctuel et court soit payé comme une consultation de base (soit 25 euros) et qu'un examen approfondi soit tarifé comme une consultation complexe (46 euros)". Afin d'équiper leur cabinet, la CSMF, par la voix de son président Jean-Paul Ortiz, réclame aussi une aide annuelle d'environ 1.000 euros par praticien pour le matériel et l'abonnement à une liaison Internet sécurisée.

Pour 2018, souligne le quotidien, l'Etat a fixé une enveloppe de 30 millions d'euros, qui semble en deçà des exigences des médecins. Or, la téléconsultation semble être une priorité pour le gouvernement, il l'a même érigée "en pilier de son plan de lutte contre les déserts médicaux", note 20 minutes. Pour 2019, l'exécutif table sur 500.000 actes, puis 1 million en 2019 et 1,3 million en 2021. A titre de comparaison, moins de 260.000 actes ont été réalisés via la télémédecine en 2015.

D'après le docteur Thierry Manteau qu'a interrogé BFMTV, la mise en place de ce dispositif permettra de "désengorger des services d’urgence en état de saturation". Lui-même pratique le téléconseil depuis 2011 et la téléconsultation depuis 2016, via le site MédecinDirect. Mais, nuance-t-il, ce mode "ne peut être qu'un complément [à la médecine de ville]. Ça ne pourra jamais être un remplacement exclusif".

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)