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Tabac, alcool : les mauvaises performances de la France

L'OCDE a publié le 4 novembre son "Panorama de la santé 2015". A l'heure où le projet de loi santé est examiné à l'Assemblée nationale, l'étude fait état d'une consommation de tabac et d'alcool plus élevée en France que dans la moyenne des pays de cette organisation.

Alors que l'Assemblée nationale débat actuellement du projet de loi santé, lequel comprend notamment des mesures en faveur de la lutte contre le tabagisme comme le paquet neutre, une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montre qu'en matière de tabac, mais aussi d'alcool, l'Hexagone n'est pas un bon élève comparé aux autres pays de l'OCDE.

Ainsi, le pourcentage de la population française fumant quotidiennement était de 24% en 2013, contre 20%, en moyenne, pour l'OCDE. Quant à la consommation d'alcool, elle y est de 25% supérieure, les Français consommant annuellement 11,1 litres d'alcool pur en moyenne, contre 8,8 litres dans les autres pays de l'OCDE. Ces résultats sont issus du "Panorama de la santé 2015", rendu public le 4 novembre par l'OCDE.

Indicateurs de santé : les points forts et faibles de la France

 

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Autre enseignement de l'étude : des résultats inférieurs à la moyenne en matière de satisfaction des besoins en soins médicaux. "La population française bénéficie généralement d'un bon accès aux soins de santé, même si une certaine proportion de la population (notamment ceux qui ont des revenus moins élevés) déclare avoir des besoins de santé non satisfaits soit pour des raisons financières, soit parce que les services ne sont pas disponibles à proximité, ou en raison de temps d'attente jugés trop élevés", précise toutefois l'OCDE.

Un reste à charge des plus faibles

Point de satisfaction, la France est le pays de la zone dans lequel les dépenses de santé restant à la charge des patients sont les moins élevées. Grâce à l'intervention de la Sécurité sociale et des complémentaires santé, le reste à charge pour les patients représentaient environ 7% des dépenses de santé en 2013, à comparer à une moyenne de 20% dans l'OCDE.
Enfin, l'Hexagone tire aussi son épingle du jeu en matière d'espérance de vie des femmes, où il se situe au 3e rang des pays de l'organisation, derrière le Japon et l'Espagne. L'espérance de vie des hommes est, en revanche, nettement moins bonne, la France se classant sur ce point 15e seulement parmi les 34 pays de l'OCDE. Dans l'ensemble, l'espérance de vie des Français à la naissance était en 2013 de 82,3 ans, contre 80,5 ans en moyenne dans l'ensemble de l'OCDE.

Anne Baudeneau

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)