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Sursaut du travail à domicile

Depuis bien longtemps, l'emploi à domicile n'avait donné de signes positifs. Les derniers chiffres de l'Acoss témoignent d'un rebond du secteur, notamment grâce aux baisses de charges des particuliers employeurs.

Après six années consécutives de baisse, l'emploi à domicile repart à la hausse. D'après les données publiées le 18 juillet par l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), ce secteur enregistre une croissance de 2,2% au premier trimestre, rapportent Les Echos.

L'origine de ce rebond s'explique notamment par l'augmentation de +0,6% du taux de salaire horaire moyen. Par ailleurs, le taux d'heures déclarées par les particuliers employeurs s'est également accru de +1,5%, une évolution méconnue depuis cinq ans. Cette "excellente nouvelle", observe Le Figaro, est une des conséquences de "l'effet de l'élargissement du crédit d'impôt pour l'emploi à domicile notamment aux retraités modestes, mis en place à partir de 2017".

Jusqu'ici, rappelle le site du quotidien, seule une réduction d'impôt était attribuée aux employeurs de femmes de ménage ou autres aides à domicile. Or, "les ménages ne payant pas d'impôt sur le revenu ne touchaient rien, alors qu'avec un crédit d'impôt, ils reçoivent un chèque du fisc l'année suivante". De fait l'emploi à domicile a été encouragé.

Le secteur qui profite au mieux de cette relance est la garde d'enfants à domicile, indique France Inter. D'après l'Acoss, le nombre d'employeurs a augmenté de 4% sur un an, ce qui représente un total de 96.000 personnes sollicitant des nourrices. Un engouement motivé par la déduction des cotisations sociales, passée de 75 centimes par heure à 2 euros, analysent Les Echos.

Avec la mise en place de ces baisses de charges, le travail au noir a de fait diminué, même s'il "reste considérable", souligne sur Europe 1, le rédacteur en chef des Echos, Etienne Lefebvre. En conclusion, indique ce journaliste, "l’Etat a tout à gagner à diminuer les charges, parce qu’à l’arrivée, il y aura plus de travail déclaré et donc plus de cotisations".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)