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Stratégie nationale de santé : les priorités d’Agnès Buzyn

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté le 18 septembre 2017 les grandes lignes de la nouvelle stratégie nationale de santé. La prévention et la promotion de la santé font partie des pistes prioritaires.

Les travaux d’élaboration de la stratégie nationale de santé (SNS) ont été lancés officiellement hier, 18 septembre 2017, par la ministre de la Santé. Même si les détails n'en sont pas encore connus, indique Le Figaro, l'ambition d'Agnès Buzyn est de "chasser la mauvaise médecine au profit de la bonne". Autrement dit, indique le ministère, "mieux dépenser pour mieux soigner".

Dans cette perspective, une concertation d'un mois entre les représentants du secteur de la santé, les élus et les usagers doit être rapidement être organisée. Elle doit aboutir à un projet de SNS qui sera soumis à la consultation publique en novembre via Internet. "La stratégie deviendra officielle avec la publication d’un décret avant le 31 décembre de cette année", ajoute Le Figaro.

Afin de faciliter les discussions, quatre axes d'étude ont été prédéfinis par Agnès Buzyn. Premièrement, énumère Le Figaro, "la prévention et la promotion de la santé, tout au long de la vie et dans tous les milieux". La ministre souhaite mettre l'accent sur trois enjeux autour d'un meilleur apprentissage de la santé. "Que cela soit en matière de lutte contre le tabagisme, de nutrition ou de sexualité, par exemple, il est nécessaire de reconnaître ce temps de l’éducation à la santé", a-t-elle déclaré.

Sa deuxième priorité est la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d'accès à la santé. A cette fin, Agnès Buzyn prône "un système centré sur le patient, avec des parcours organisés au niveau des territoires". Un plan de mesures pour l'accès aux soins sera annoncé dès le mois d'octobre.

Le troisième axe vise à "accroître la pertinence et la qualité des soins", une entreprise précédemment amorcée lorsqu'elle présidait la Haute Autorité de santé (HAS). "Le bon soin à la bonne personne au bon moment, c'est cela la pertinence des soins", a-t-elle en effet insisté. Cette priorité ne sera pas sans conséquence pour les finances de l'assurance maladie, suggère à ce propos Le Figaro.

Dernière piste évoquée par la ministre : l'innovation, qu'elle soit organisationnelle, médicale, technologique ou numérique. Dans cette perspective, Agnès Buzyn souhaite "mieux associer les patients, les usagers et les professionnels, qui sont les premiers concernés par ces évolutions, par exemple en matière de télémédecine ou d'objets connectés". La question du financement reste également floue sur ce point. De fait, écrit Le Figaro, "il est trop tôt pour savoir si la montagne accouchera d'une souris".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)