croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Sommet social : les partenaires sociaux satisfaits mais vigilants

Réunis par Emmanuel Macron, les leaders syndicaux et patronaux ont salué un changement de ton du président de la République. Mais ils restent vigilants à l'approche d'une rentrée sociale chargée.

"C'est un vrai tournant", s'est réjoui François Asselin, président de la CPME (petites et moyennes entreprises), à la sortie du mini-sommet social qui s'est tenu le mardi 17 juillet 2018. Même tonalité pour Alain Griset de l'Union des entreprises de proximité (U2P) : "Le président de la République a affirmé sa volonté de redonner une place entière et pleine aux partenaires sociaux."

Les syndicats de salariés saluent également ce changement de ton, observe Libération. Laurent Berger (CFDT) note "une volonté de revenir (…) à une République contractuelle et à une forme de dialogue entre organisations syndicales et patronales et l'Etat". Pascal Pavageau (FO) a "senti un président dans une nouvelle phase, en tout cas, sur la méthode. "On repart vers une démarche normale de la démocratie sociale", s'est-il réjoui. Même Philippe Martinez (CGT), souligne Libération, a reconnu ce changement, assurant que le président de la République avait "convenu que l'année dernière avait été à son rythme à lui et sans écouter beaucoup", pour mener tambour battant les réformes sociales promises pendant la campagne présidentielle.

Toutefois, les partenaires sociaux restent sur leur garde, attendant que le changement de ton se concrétise à la rentrée sur les chantiers à venir, notamment celui de l'assurance-chômage. Sur ce dossier, le président de la République semble avoir cédé à une de leurs revendications communes : leur laisser plus de souplesse, estime Libération. La semaine dernière, le chef de l'Etat leur a demandé d'ouvrir une nouvelle négociation à la fois sur la lutte contre les contrats courts, le retour à l'emploi et le chômage de longue durée.

Dans la foulée de cette réunion, le gouvernement adressera aux partenaires sociaux une lettre de cadrage de la négociation. Et sur ce point, les partenaires sociaux ont d'ores et déjà prévenu : ce document doit leur laisser suffisamment de marges de manœuvre, souligne Le Figaro.

"Si la feuille de route est co-construite, alors cette annonce de renouer avec le dialogue social se concrétisera", a précisé Pascal Pavageau. De son côté, Geoffroy Roux de Bézieux, le nouveau président du Medef, a insisté sur la nécessité de "ne pas se limiter aux paramètres financiers de l'assurance-chômage, mais élargir le débat sur le contrat de travail ou encore sur la formation", note Le Figaro.

Par ailleurs, s'il se dit à l'écoute des propositions de sujets à mettre à l'ordre du jour, le chef de l'Etat a déjà en tête un programme de réformes chargé pour la rentrée, souligne Libération. Celle de l'assurance-chômage, d'abord, avec une "phase de diagnostic" et une "multilatérale", avant la négociation de "quatre mois" pour aboutir fin janvier-début février 2019. Mais aussi celles des retraites et de la lutte contre la pauvreté. S'ajoute la question de la santé au travail et des conditions de travail, qui fera également l'objet d'une "multilatérale".

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)