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Soins dentaires : revalorisation sur trois ans

Les négociations entre l'assurance maladie et les syndicats de dentistes prévoient un plafonnement des tarifs des soins prothétiques tandis que les soins conservateurs seraient revalorisés.

La négociation en cours entre les chirurgiens-dentistes et l'assurance maladie devrait prochainement aboutir à une revalorisation des tarifs de la profession. Selon un avenant à la convention actuellement en discussion, les tarifs réglementés des soins "conservateurs" pourraient être augmentés. Reste à savoir de combien, à quel rythme, et en échange de quelles contreparties, notent Les Echos. D'ores et déjà, on évoque un plafonnement des tarifs libres des soins prothétiques.

Dans le détail, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) propose une revalorisation  sur trois ans : au cours des deux prochaines années, les tarifs de soins des caries augmenteraient de 40% à 70%. En compensation, les dentistes devront plafonner le prix de la pose d'une couronne métallique ou céramo-métallique, voire d'un inlay-core dès la première année.

Pour l'année suivante, un abaissement du seuil est également envisagé, ainsi que "la limitation du prix des couronnes implanto-portées, voire des bridges et des prothèses amovibles", indique le quotidien économique.

Pour l'heure, l'impact financier de cette révision des tarifs de soins conservateurs n'est pas encore défini. Pas plus que ne le sont les autres engagements susceptibles d'être conclus dans la négociation, tels que le soutien à l'installation des praticiens dans les zones-sous médicalisées, ou l'augmentation des efforts de prévention.

Du côté des chirurgiens-dentistes, c'est plutôt la réserve. Et cela, même si une part du budget de la Sécurité sociale pour 2017, leur est déjà destinée.  "Avec une hausse de 40 à 70%, argumente Catherine Mojaïsky, présidente de la Confédération nationale des soins dentaires, on est loin du compte, car, pour certains actes, nous aurions besoin de 100% voire 200%."

Afin de "rattraper le retard de revalorisation des actes", 2,5 milliards d'euros seraient selon elle nécessaires. Le problème, c'est que "la Sécu ne les a pas". Or, ajoute-t-elle, "les dentistes méritent au moins autant que les médecins".

En septembre, rappellent Les Echos, lors des négociations de leur convention, ces derniers ont obtenu 980 millions d'euros par an. Les dentistes, eux, "peuvent raisonnablement s'attendre à une enveloppe proche de 800 millions en année pleine".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)