croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Sida : relancer le préservatif !

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, plusieurs études montrent le désintérêt des jeunes pour le préservatif.

Selon un sondage OpinionWay réalisé pour la Sécurité sociale et la mutuelle étudiante Smerep, seuls 43% des étudiants utiliseraient un préservatif à chaque rapport sexuel. Une autre étude, réalisée auprès de 700 jeunes pour le laboratoire Terpan, révèle leur manque de connaissances sur le sida. Ainsi, 19% des étudiants interrogés affirment que le VIH se transmet par les piqûres de moustique ! En outre, 40% d'entre eux reconnaissent ne pas être "suffisamment informés voire pas du tout".

"C'est d'autant plus inquiétant que le VIH est toujours là [6.000 nouveaux cas en 2015], qu'il n'épargne pas les très jeunes et que le nombre d'infections sexuellement transmissibles (IST) continue d'augmenter, particulièrement chez les jeunes filles", s'alarme le Pr Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon, à Paris.

"On voit un total désintérêt des jeunes pour le préservatif. Il n'est pas banalisé. Ils le portent moins longtemps qu'avant dans la durée", constate ce médecin dans Le Parisien. Pour lui, cette situation résulte du fait qu'il "n'y a pas eu de grande campagne de déringardisation depuis longtemps. Résultat : il est vu comme un objet de rigolade, au mieux moqué par les ados, au pire accompagné d'insultes quand c'est une fille qui l'a dans son sac".

"Pour les filles, c'est souvent tabou, observe Nina, 22 ans. Le préservatif féminin, on ne l'évoque même pas." Wissam, même âge, utilise des capotes mais n'arrive pas à convaincre ses copains d'en faire autant. "Moins on est éduqués, moins on a le réflexe d'en mettre, note-t-il. Il faudrait des campagnes de jeunes sur les réseaux sociaux ou sur Youtube."

Les filles sont souvent soumises à la volonté du garçon d'en mettre ou pas. "On évoque moins le VIH qu'avant, ça joue sur les nouvelles générations, s'inquiète, dans Le Parisien, Alain Miguet de Sida Info Service. Certains directeurs d'école deviennent frileux pour en parler, alors que plus on informe, plus on évite les problèmes."

"Par ailleurs, Coalition Plus, qui regroupe des associations de quinze pays francophones, profite de la Journée mondiale de lutte contre le sida, pour demander la création d'une taxe sur les transactions financières en Europe, afin de dégager plus de 6 milliards d'euros par an pour lutter contre le VIH", rapporte le site Internet de La Croix.

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)