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Sida : les autotests bientôt autorisés en France ?

Compte tenu des récentes prises de positions de plusieurs représentants de la santé, les autotests du VIH pourraient être prochainement autorisés en France. En tout cas, constate La Croix (pages 13 et 14), "l'affaire semble bien engagée".

Jusqu'ici réticent, le Comité national d'éthique vient en effet de prononcer "un avis prudent, mais nettement plus favorable", à la mise en place de ces autotests, indique le quotidien. De son côté, le Conseil national du sida a donné son "feu vert" à leur autorisation et la ministre de la Santé elle-même "a confirmé son intérêt" le 5 avril dernier pour ces détecteurs de virus.

Aujourd'hui réclamés par les associations et les médecins français, les tests sanguins rapides sont disponibles aux Etats-Unis depuis les années 1990, et les tests salivaires depuis juillet dernier. En France, leur vente est interdite au grand public, mais il est possible de s'en procurer par Internet via des sites étrangers. C'est l'autorisation américaine de mise en vente des tests salivaires "qui a in­cité le ministère français de la Santé à se pencher lui aussi sur le dossier".

Un revirement de position car, pendant longtemps, ces autotests ont été indésirables au prétexte qu'"il n'était pas souhaitable qu'une personne puisse découvrir, seule, sa séropositivité, sans pouvoir bénéficier d'un accompagnement im­médiat", poursuit La Croix. Le Comité d'éthique redoutait, par exemple, qu'un porteur du virus dénué d'information, de soutien ou d'orientation dans le système de soins puisse se suicider. Même si cette crainte n'a pas disparu, remarque le journal, "le contexte thérapeutique a changé", notamment depuis 1996, avec l'arrivée des multithérapies.

Environ 150.000 personnes vivraient avec le VIH en France. On estime à 30.000, soit 20% d'entre elles, le nombre de personnes qui n'en ont pas conscience. "Voilà la raison pour laquelle cette question du dépistage est aujourd'hui jugée cruciale pour essayer de freiner la dynamique d'une épidémie qui reste active", note La Croix. L'emploi de ces autotests est plus souple et plus rapide que le dépistage traditionnel, pour lesquels il faut souvent prendre rendez-vous, avec une prescription du médecin, et attendre plusieurs jours le résultat.

Toutefois, la plupart des observateurs estiment que la vente de ces dispositifs devra être encadrée, par exemple en limitant leur distribution aux seules pharmacies. "D'autres militent pour qu'ils soient aussi disponibles sur Internet, mais sur des sites validés par les autorités sanitaires, afin de s'assurer de la fiabilité des produits proposés", indique La Croix. Il est en effet important que les utilisateurs des autotests sachent que la "capacité à donner un résultat positif, quand l'infection est présente, est moins optimale" que celle d'un prélèvement sanguin.

A lire aussi - Retraites : les pistes pour réduire le déficit

A la veille de la présentation en Conseil des ministres du programme de stabilité qui doit être envoyé à Bruxelles à la fin du mois, Les Echos (page 4) dressent un panorama des pistes envisagées et exclues par le gouvernement pour ré­duire le déficit du régime des retraites.

D'ores et déjà, le relèvement de l'âge légal est "exclu". Le Premier ministre l'a en effet indiqué le mois dernier et deux raisons motivent son refus. "La pre­mière est idéologique", indique le quotidien : tous les socialistes ont en effet été hostiles au recul de l'âge de départ à la retraite sous la présidence de Nicolas Sarkozy. La seconde est que justement la réforme du précédent président prévoit déjà un relèvement de l'âge légal d'ici à 2017.

L'augmentation de la durée de cotisation est une mesure possible mais pas dans l'immédiat. En effet, la loi Fillon de 2003 en a déjà fixé le principe jusqu'en 2020. "On pourrait, bien sûr, accélérer la cadence. Mais rien ne pourrait être fait avant 2018." Il faudra donc attendre après ce délai, écrivent Les Echos.

"A court terme, la seule façon de contenir les dépenses consiste donc à raboter les pensions des retraites", poursuit le journal. Non pas en les réduisant mais en limitant leur augmentation. Comprendre : en les désindexant de l'inflation. Chaque 1er avril, les pensions des retraités n'augmenteraient plus proportionnellement à la hausse des prix. Reste à savoir à quelle hauteur se situera ce coup de rabot.

Enfin, l'option qui semble "inévitable" revient à augmenter les cotisations versées par les employeurs et les salariés. Là aussi, "reste à en déterminer l'ampleur". Le gouvernement plancherait actuellement sur une cotisation déplafonnée, ou encore sur une hausse du taux de la contribution sociale généralisée (CSG) appliquée aux retraités imposables. Autre piste autour des niches fiscales : supprimer la défiscalisation des bonifications de pensions des familles nombreuses.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)