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Sida : la prévention reste peu efficace

La Journée mondiale de lutte contre le sida se tient ce 1er décembre 2017. Dans l'Hexagone, la situation reste préoccupante avec 6.000 nouvelles contaminations par an.

"En France, la situation est paradoxale. Alors que le système de soins fonctionne plutôt bien, la prévention reste médiocre, en tout cas peu efficace, comme l'ont encore montré les derniers chiffres rendus publics dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'agence Santé publique France, souligne Libération. Tous les ans, on dépiste ainsi 6.000 contaminations par le sida, et cela ne baisse pas".

De plus, 25.000 personnes ignorent qu'elles sont séropositives, rapporte Le Figaro.

"Nous savons qu'il s'agit principalement d'hommes homosexuels (40%) et des hétérosexuels nés à l'étranger (40%), précise, dans Le Figaro, la biomathématicienne Virginie Supervie. Environ 10.300 résident en Ile-de-France et plus de 3.000 dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Nous savons également que les départements d'outre-mer sont très touchés, en particulier la Guyane."

"On a beau triturer les chiffres dans tous les sens, les dernières données actualisées sur l'infection au VIH en France restent une mauvaise nouvelle", lâche le Pr Gilles Pialoux, dans Libération. Ce chef de service à l'hôpital Tenon (Paris) pointe un défaut dans nos politiques : "La France est l'une des championnes d'Europe du dépistage, mais surtout du dépistage des séronégatifs".

Le retard diagnostic reste important, souligne un autre article du Figaro. "Plus on connaît tôt son statut sérologique, plus le bénéfice est grand, rappelle François Bourdillon, directeur général de Santé publique France. Le bénéfice est individuel mais aussi collectif, car le risque de transmettre le VIH à un partenaire pour une personne traitée avec une charge virale indétectable est quasi nul."

Même dans le groupe des HSH (hommes ayant des rapports avec les hommes), pourtant sensibilisé au VIH/sida et bien informé sur les moyens de protections tels que la PrEP (prophylaxie pré-exposition), seulement la moitié des infections font l'objet d'un dépistage précoce et 18% des infections sont découvertes à un stade avancé, indique Le Figaro.

Dans ce contexte, le ministère de la Santé va lancer une nouvelle campagne qui "vise à mieux faire connaître les différents modes de dépistage disponibles". Cela sera-t-il suffisant ? "Il va falloir innover, mais surtout changer d'échelle, arrêter de banaliser le test pour tous et, au contraire, réserver nos ressources à ceux et celles auxquels elles sont utiles", insiste Gilles Pialoux. "On en est encore loin", estime Libération.

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John Sutton

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