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Sida : efficacité validée d’un médicament préventif

L’essai français Ipergay a confirmé l’intérêt de l’antirétroviral Truvada® (laboratoire Gilead) en traitement préventif chez les homosexuels exposés au risque d’infection par le VIH, indique Le Figaro (page 11). L’étude a démontré "une efficacité très élevée" de la prévention médicamenteuse dite "à la demande", c’est-à-dire uniquement avant et après les rapports sexuels, et non pas en continu. La réduction du risque d’infection atteint plus de 80%, précise, dans Libération (page 12), le Pr Jean-Michel Molina, coordinateur de l’essai Ipergay et chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Mardi soir, le Pr Molina a tenu à rassembler tous les volontaires ayant participé à l’essai. "Je voulais leur dire que l’on allait arrêter, tant l’efficacité du Truvada® en prévention du sida se révélait forte", annonce-t-il dans Libération. "C’était très émouvant, car participer à un essai de prévention n’est pas simple, témoigne ce médecin. Il y a des personnes qui ont été contaminées durant l’essai. Certes, elles vont bien, et aujourd’hui elles viennent de permettre une avancée remarquable. Car on a la preuve qu’un comprimé à la demande protège très fortement contre l’infection. C’est une première !"

L’essai Ipergay a été lancé en février 2012 sous l’égide de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Les 400 volontaires étaient répartis en deux groupes par tirage au sort : l’un recevant du Truvada®, l’autre un placebo. Plus de 6.000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année en France. Les homosexuels représentent 42% des nouveaux cas. Pour Libération, "c’est un message très fort qui est ainsi lancé : le Truvada® à la demande peut devenir un outil essentiel". "Toute la complexité va être de voir comment les personnes vont se l’approprier et, surtout, quand cela sera disponible", s’interroge le Pr Gilles Pialoux, co-investigateur de l’essai Ipergay.

A lire aussi – Rapport sévère sur les hôpitaux de Marseille

L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publie un rapport accablant sur la situation de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). "Il doit être mis fin au système clientéliste qui a longtemps prévalu", affirme l’Igas. Selon Le Figaro-économie (page 23), le rapport déplore "un grand nombre de recrutements de personnels non qualifiés intervenu pendant de nombreuses années sur recommandations d’élus. Un certain nombre de ces agents, qui se considèrent “protégés”, posent des problèmes en raison de leur comportement irrespectueux, voire menaçant".

L’Igas cible également les "privilèges" accordés au syndicat majoritaire Force ouvrière, note La Croix (page 9). Par ailleurs, le rapport juge "inquiétante" la situation financière de l’AP-HM, "très fortement endettée", à cause notamment "d’une politique d’investissement ambitieuse et coûteuse". Ses créances atteignent un milliard d’euros, soit 70% de ses recettes, et 10% de la dette est classée toxique, selon Le Figaro-économie. Les hôpitaux de Marseille devront dégager plus de 40 millions d’euros d’excédents ces prochaines années, pour rembourser leurs emprunts et investir.

Le directeur général de l’AP-HM a assuré hier que ce rapport concernait "une époque révolue" et que le "redressement" des hôpitaux de Marseille était en cours, rapporte La Croix.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)