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Sept Français sur dix ignorent ce qu’est l’ACS

L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) fait l’objet d’une "faible notoriété". Près de 7 personnes sur 10 n'en ont pas entendu parler.

Près de sept personnes sur dix n’en ont jamais entendu parler

Près de sept personnes sur dix ne connaissent pas l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), révèle le dernier baromètre d’opinion sur la protection sociale publié le 15 avril par la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees). Une part bien trop importante au regard de l’ambition de ce dispositif qui vient d’être refondu pour proposer dix offres de complémentaire santé regroupant chacune plusieurs opérateurs.

L’ACS vise, en effet, à participer au financement de la couverture complémentaire des ménages modestes grâce au versement d’un chèque santé, rappelle-t-on. Pour percevoir cette aide, les revenus des bénéficiaires ne doivent pas dépasser de plus de 35% les seuils d’accès à la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire. Ce niveau équivaut à un montant maximal de 973 euros par mois pour une personne seule. L’aide versée varie de 100 euros pour les moins de 16 ans à 550 euros à partir de 60 ans.

Cette faible notoriété contribue probablement à expliquer que de nombreux bénéficiaires potentiels de l’ACS n’y ont pas recours, estime la Drees. Selon ses estimations, "plus des trois-cinquièmes des personnes potentiellement éligibles" n’ont pas utilisé cette aide en 2013. Autre enseignement de ce baromètre : la moitié la population ne sait pas "précisément" qui bénéficie de la CMU.

Réformer le système de protection sociale

Plus largement, "si les Français se disent globalement satisfaits du système de santé et de protection sociale, de plus en plus expriment leur souhait de réformer ce modèle", ajoute la Drees. Ils jugent très majoritairement que la Sécurité sociale peut servir d’exemple à d’autres pays (81%), qu’elle fournit un niveau de protection suffisant (75%) mais qu’elle "coûte trop cher à la société" (68%).

Pour diminuer le déficit, les solutions privilégiées consistent à limiter les tarifs des professionnels de santé (84%) ou taxer davantage les fabricants de médicaments (81%). Une majorité de personnes souhaite rendre obligatoire la prescription de génériques.

Enfin, les concitoyens semblent de moins en moins enclins à défendre l’universalité des prestations sociales. Ainsi, 23% d’entre eux souhaitent que l’assurance maladie soit réservée aux seuls cotisants, contre 9% en 2004. Ce taux est de 24% pour les allocations familiales et atteint 45% pour les retraites et 50% pour les allocations chômage.

Une population cible comprise entre 2,7 et 3,9 millions de personnes

L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) est entrée en vigueur au 1er janvier 2005. Le nombre de ses bénéficiaires s’est élargi au cours des dernières années en raison notamment de l’augmentation régulière du plafond de ressources. Au cours de l’année 2014, 1,2 million de personnes ont ainsi bénéficié d’une attestation ACS. Un nombre en hausse de 3,9% par rapport à 2013.

Toutefois, selon les "Comptes de la Sécurité sociale" de septembre 2014, la population cible est bien plus large. Elle serait comprise "entre 2,7 et 3,9 millions de personnes, en excluant les 21% de personnes bénéficiant d’un contrat collectif obligatoire, non éligibles à l’aide". Consulter  la synthèse du baromètre d’opinion de la Drees sur la protection sociale.

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)