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Sécurité sociale : le passe-passe comptable

Le déficit de la Sécurité sociale a reculé en 2016, mais au prix "d'importants transferts de l'Etat", relève la Cour des Comptes.

L'an dernier, le déficit global de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) a continué de se réduire pour atteindre 7,8 milliards d'euros (contre 10,8 milliards en 2015), note la Cour des comptes dans son rapport annuel présenté le 20 septembre 2017.

"Autre élément encourageant : pour une fois, les quatre branches de la Sécu (assurance maladie, famille, vieillesse, accidents du travail) ont vu leur solde s'améliorer", souligne Le Figaro.

Mais attention aux effets d'optique, prévient la Cour des comptes. "La situation financière de la Sécurité sociale n'est pas encore assainie, comme l'illustre l'annonce du gouvernement d'un nouveau décalage, de 2019 à 2020, de l'objectif d'équilibre", a déclaré son président, Didier Migaud. Il a ainsi pointé les "importants transferts de l'Etat", qui a apporté 4 milliards d'euros de ressources, alors même que se creusait son propre déficit", souligne Le Figaro.

Dès lors, le déficit de la branche maladie, chiffré à 4,8 milliards d'euros en 2016, ne diminue pratiquement pas, par rapport à 2015, si l'on retranche un produit exceptionnel de CSG de 740 millions d'euros, "qui n'aurait pas dû être inscrit en recettes".

Comment réduire les dépenses ? La Cour des comptes propose de développer la télémédecine, de lutter plus efficacement contre les  dépassements d'honoraires et de réduire le nombre des pharmacies.

Alors que la télémédecine peut apporter une "contribution majeure" au problème des déserts médicaux et de l'accès aux soins, elle est sous-utilisée, estime la Cour, rapporte toujours Le Figaro.  Le développement de la télémédecine pâtirait du manque de cohérence et de continuité des pouvoirs public, qui multiplient les expérimentations sans financement, ni évaluation.

Concernant les dépassements d'honoraires, le contrat d'accès aux soins (CAS), mis en place en 2013, "n'a pas inversé les tendances lourdes qui affectent l'accessibilité financière aux soins de spécialités", estime la Cour des comptes, comme le souligne Le Monde.

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John Sutton

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