Sécu : « timide embellie »

"Le déficit diminue, mais les dépenses ont dérapé au-delà du seuil d'alerte", jugent Les Echos (page 5). Comme le fait remarquer ce quotidien économique, la "timide embellie" des comptes de la Sécurité sociale résulte d'un surcroît de recettes venant des cotisations sociales et, dans une moindre mesure, de la réduction des dépenses de crèches. Même analyse dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 9) où la journaliste, Odile Plichon, parle d'"une annonce ministérielle en trompe-l'œil". Elle souligne également que cette "bonne nouvelle est due avant tout à la hausse des recettes plutôt qu'à une baisse des dépenses".

Dans un entretien au Journal du dimanche (page 17), le ministre de la Santé indique que le "trou" du régime général a été en 2006 de 8,7 milliards d'euros, au lieu des 9,8 milliards initialement prévus : des "résultats meilleurs que prévu" mais qui témoignent d'un déficit toujours très élevé. C'est dans ce contexte financier qu'est intervenu vendredi soir un accord entre l'assurance maladie et des syndicats de médecins sur l'augmentation de la consultation du généraliste. Elle sera de 1 euro à partir du 1er juillet puis d'un euro supplémentaire en juin 2008, ce qui portera le tarif de la consultation à 23 euros. Le Parisien/Aujourd'hui, daté du dimanche 18 mars, a fait les comptes : le passage de 21 à 23 euros coûtera "520 millions par an" à la "Sécu".

Le président de l'assurance maladie, Michel Régereau (CFDT), de même que ceux de la MSA et du RSI (indépendants) dénoncent un accord intervenu "sous la pression du gouvernement", qui risque de "pénaliser" les assurés en cas de dérapage des dépenses, rapportent Les Echos. "Ce compromis apparaît généreux, et pas seulement aux yeux des autres professionnels qui attendent un geste (les infirmières libérales)", alors "que la situation financière de l'assurance maladie ne mérite pas totalement les fleurs que s'adresse le gouvernement", juge Dominique Seux, dans son éditorial (page 16).

L'éditorialiste estime qu'un "facteur clé a pesé lourd" dans cet accord : "La volonté de Xavier Bertrand, ministre de la Santé et… porte-parole de Nicolas Sarkozy, de ne pas s'aliéner le corps médical."

Concernant les patients, le ministre de la Santé revient, dans Le Journal du dimanche, sur la franchise sur les actes médicaux, une des propositions de Nicolas Sarkozy. Son montant "n'est pas encore déterminé" et il sera "tenu compte de la situation des plus démunis, des enfants et des personnes gravement malades", assure-t-il.

A lire aussi – Jean-Pierre Davant : la passion du rugby

L'Equipe magazine (page 118), dans son supplément, dresse le portrait du président de la Mutualité française, celui d'un homme "passionné de rugby". "Dans son bureau du siège de la FNMF trônent un nombre incalculable de ballons ovales et une immense photographie d'un match au Parc des Princes en 1946", observe le magazine.

"Animée par les mêmes valeurs de solidarité et d'engagement que le rugby, la Mutualité française est, depuis trois ans, le partenaire médical du Quinze de France et assurera également la couverture médicale de la Coupe du monde, du 20 septembre au 7 octobre 2007", rappelle L'Equipe magazine.

La création du Groupe hospitalier de la Mutualité française, en novembre 2006, vient non seulement renforcer le réseau d'établissements mutualistes, mais constitue aussi "une base de repli pour les éventuels blessés pendant les matchs ou les entraînements de la Coupe du monde", indique Jean-Pierre Davant.