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Sécu : les pistes d’économies pour 2017

Améliorations des prescriptions de médicaments, contrôle renforcé des arrêts de travail, baisse de la durée d'hospitalisation… l'assurance maladie a présenté hier, lors de son conseil d'administration, les mesures qu'elle compte appliquer pour réduire les dépenses de 1,4 milliard d'euros en 2017, indique Le Monde.

Selon Les Echos, l'objectif de 700 millions d'euros de maîtrise médicalisée en 2015 et en 2016 est reconduit pour 2017. "430 millions d'euros devront être trouvés sur les prescriptions de médicaments, 100 millions sur les indemnités journalières en plein essor depuis 2014, 75 millions sur les transports sanitaires, eux aussi très dynamiques", précise le quotidien économique.

Mieux prescrire pour mieux dépenser, c'est la politique affichée par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), qui cherche à promouvoir "le juste soin", en "évitant de gaspiller des ressources sans valeur ajoutée pour la santé". Elle va donc inciter les médecins à ne pas prescrire systématiquement les médicaments les plus récents, qui présentent l'inconvénient d'être souvent les plus chers, relève Le Parisien.

Outre ces efforts, l'assurance maladie compte parvenir à 200 millions d'euros d'économies en promouvant les génériques, et 30 millions avec les médicaments biosimilaires (médicaments biologiques). Elle continuera également à appliquer la politique du "virage ambulatoire", afin d'économiser 390 millions en 2017. "L'objectif de ces actions n'est pas de "faire des économies" : il est de soigner mieux, à un coût supportable par la collectivité", explique la Cnam, citée dans Le Monde. Comme l'expliquent Les Echos, "elle souhaite notamment mettre en place une expérimentation de paiement au forfait pour les établissements volontaires qui veulent développer la "réhabilitation améliorée après chirurgie". Il s'agit de "protocoles de soins qui permettent de réduire la durée des séjours hospitaliers".

"L'expérience concernerait en priorité la chirurgie du genou et de la hanche. Les établissements seraient obligés de contractualiser avec d'autres professionnels de santé, hors hôpital, et pourraient offrir une forme de garantie sur les complications médicales", explique le quotidien. Grande nouveauté, selon Les Echos, le forfait pourrait être modulé en fonction de critères de performance : taux de ré-hospitalisation ou d'infections, lutte contre la douleur, satisfaction des patients... Cette proposition pourrait figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017.

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John Sutton

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