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Sécu : le Comité d’alerte juge insuffisants les plans de redressement

Le plan de redressement des comptes de l'assurance maladie est jugé insuffisant par le Comité d'alerte qui s'est réuni vendredi dernier, indique Le Monde (page 9). Cette instance considère, en effet, que le plan d'économie envisagé par le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) ne permettra pas de respecter l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) pour 2007.

"Selon les prévisions de septembre de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, il était acquis que la branche maladie afficherait un déficit de 3,9 milliards d'euros cette année", rappelle La Tribune (page 28). Or, depuis le début de l'année, les dépenses ont dérapé de 2,4 milliards d'euros par rapport à l'enveloppe initiale. "Un montant impossible à combler d'ici à la fin de l'année", estime le quotidien économique.

Pour 2007, les mesures proposées par les trois caisses nationales d'assurance maladie permettront éventuellement de réaliser une économie comprise entre 430 millions et 800 millions d'euros, mais seulement "dans l'hypothèse d'une mise en oeuvre aussi rapide que possible, entre le 1er août et le 1er novembre". "Compte tenu des délais de mise en oeuvre, (les) mesures décidées en milieu d'année ne peuvent avoir qu'un impact limité sur le montant des dépenses de l'année en cours", ajoute Le Figaro du samedi 30 juin (page 23).

En année pleine, l'ensemble des mesures proposées par les trois caisses représente un montant total d'économie compris entre 1,6 et 2,4 milliards d'euros. "Sans se prononcer sur le bien-fondé des propositions, le Comité d'alerte remarque qu'il n'est pas évident que la contribution de 200 millions d'euros demandée aux organismes complémentaires (mutuelles, assurances), puisse être considérée comme une économie car elle s'assimile plus à une recette", écrivent Les Echos (page 4).

C'est désormais au gouvernement de se prononcer. Il devrait faire connaître ses intentions après la publication des comptes de la Sécurité sociale, le mercredi 4 juillet. Si l'essentiel du plan de la Cnam semble a priori être retenu, la contribution des mutuelles devrait toutefois être écartée, croient savoir Les Echos.

Reste la question de la franchise médicale. Interrogé par La Tribune (pages 26 et 27), le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, indique que le mode d'application de cette franchise n'est pas défini et que l'option d'un bouclier sanitaire proposé par le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, n'est pas exclue. "Cette franchise pourrait effectivement prendre en compte à la fois la situation de santé des personnes, notamment les maladies de longue durée, et le niveau de revenu", avance-t-il.

A lire aussi – Obésité : l'échec de l'Acomplia® aux Etats-Unis


Le nouveau médicament anti-obésité de Sanofi-Aventis commercialisé en Europe sous le nom d'Acomplia® ne sera pas mis en vente aux Etats-Unis, indiquent Les Echos (page 22). Le 13 juin dernier, un comité d'experts s'est opposé à l'homologation de cette spécialité, au motif qu'elle "pourrait provoquer de graves effets secondaires psychiques et même être à l'origine de tendances suicidaires". En attendant l'avis définitif des autorités sanitaires américaines, qui devrait intervenir le 26 juillet prochain, le laboratoire français a décidé vendredi de ne pas commercialiser son médicament outre-Atlantique.

Malgré tout, signale Le Figaro (page 29), Sanofi envisage de renouveler sa tentative lorsqu'il disposera "de plus d'éléments" pour convaincre les Américains du caractère inoffensif de son produit. Le laboratoire français ne voudrait pas perdre ce "marché de l'obésité", explique La Tribune (page 6). Le développement du rimonabant devrait en effet permettre de réaliser entre 1 et 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2010.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)