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Sécu : déficit moins lourd que prévu en 2015

La Commission des comptes de la Sécurité sociale l’a annoncé, hier, via son rapport biannuel : le déficit du régime général de la Sécurité sociale sera moins élevé que prévu cette année.

Il devrait en effet atteindre 9,5 milliards d’euros, soit un recul de 219 millions par rapport à 2014, et une amélioration de 1,1 milliard d’euros par rapport à la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) votée à l’automne dernier.

Pourtant, font remarquer Les Echos (page 2), les prévisions macroéconomiques pour cette année sont plutôt défavorables : "L'inflation sera nulle et non de 0,9%et la progression de la masse salariale se réduira à 1,3%au lieu des 2%attendus".

L’explication de cette "bonne nouvelle", selon l’expression du Figaro (page 20), vient du fait que certains prélèvements sociaux comme la CSG vont produire davantage de recettes cette année. Un milliard d’euros d’économies supplémentaires ont par ailleurs déjà été actées en avril à la demande de la Commission européenne, ajoute le quotidien.

Selon le détail donné par la Commission des comptes, le solde de la branche famille s’améliore, passant de - 3,2 milliards en 2013 à - 2,7 milliards en 2014. Même tendance pour la branche vieillesse, ajoute Le Parisien/Aujourd’hui (page 9), puisque son déficit s’établit à 1,2 milliard d’euros, contre 3,1 milliards en 2013. D’après la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cava), complètent Les Echos, le déficit prévisionnel en 2015 serait de 800 millions d’euros au lieu de 1,5 milliard attendu à l'automne. Un résultat qu’elle doit en partie à la hausse des cotisations décidée lors de la réforme Touraine des retraites, souligne Le figaro.

Si dans l’ensemble les comptes sont globalement meilleurs que les prévisions, le rapport s’alarme en revanche de la tendance "inquiétante" de l’assurance maladie, observe à son tour La Croix (page 5).

En effet, son déficit devrait atteindre les 7,2 milliards d’euros en 2015, soit 300 millions de plus que prévu et 700 millions de plus qu’en 2014. Cet écart est dû à "des recettes moindres, notamment du fait de la très faible inflation", indique le ministère de la Santé, mais pas à un dérapage des dépenses.

Néanmoins, note Le Figaro, la Commission des comptes reprend à son compte l’avertissement récent du comité d’alerte du budget de la santé qui "souligne la nécessaire vigilance sur l’effectivité des efforts engagés" pour maîtriser les dépenses de santé.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)