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Sécu et complémentaires : les propositions des candidats à la primaire de la gauche

Après la proposition controversée de François Fillon sur la Sécu, c'est au tour des candidats à la primaire de la gauche de se positionner sur la protection sociale.

"Et la Sécu s'invita dans la campagne", observe Le Monde, qui passe en revue les positions des candidats à la primaire de la gauche. Pour Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon, l'heure est désormais aux "complémentaires santé publiques", selon les termes employés par le quotidien.

Ainsi, Arnaud Montebourg propose que les Français dont les revenus sont inférieurs au Smic, et qui ne sont pas couverts par la CMU, bénéficient d'une mutuelle publique pour 10 euros par mois. "Soit un coût supplémentaire pour l'assurance maladie de 2 milliards d'euros", calcule Le Monde. Pour Vincent Peillon, cette complémentaire santé publique serait accessible à un "coût modéré" et "acceptable", et financée par la CSG.

De son côté, Benoît Hamon propose que les aides publiques aux complémentaires bénéficient de façon égale aux salariés du privé, aux fonctionnaires, aux retraités, aux étudiants et aux chômeurs de longue durée. Quant à Manuel Valls, il a proposé sans plus de détails d'améliorer l'accès aux soins "en remboursant à 100%, c'est-à-dire sans ticket modérateur, un ensemble de soins de ville".

Aucun des sept candidats à la primaire de la gauche n'est allé jusqu'à proposer de mettre en place, comme le fait Jean-Luc Mélenchon, une "Sécurité sociale intégrale", c'est-à-dire le remboursement intégral de toutes les dépenses de santé, ce qui représenterait un supplément de prélèvement obligatoire de 638 euros par personne et par an, comme l'a décrypté le site placedelasante.fr.

Dans une veine analogue, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'économiste de la santé Didier Tabuteau proposent, dans une tribune publiée dans Le Monde d'instaurer une "assurance maladie universelle", qui rembourserait les soins à 100%" par une "fusion" du régime obligatoire et du régime complémentaire.

"Nous trouvons injustes les critiques faites aux mutuelles", réplique, dans Le Monde, le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet, qui dénonce des "propositions de dernière minute, qui démontrent une certaine impréparation, voire une improvisation" de la part de certains candidats.

Pour sa part, Emmanuel Macron ne détaille pas comment il entend parvenir à un remboursement intégral d'ici à 2022 des lunettes, des prothèses dentaires et des appareils auditifs, comme il s'y est engagé le 6 janvier à Nevers. Une proposition que Thierry Beaudet chiffre à 4,4 milliards d'euros et juge "réaliste et accessible", dans Le Monde, car elle prévoit que l'assurance maladie et les complémentaires "puissent dialoguer pour agir auprès des professionnels".

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John Sutton

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