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Santé : ouverture d’une négociation sensible sur le plan Buzyn

La création de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et de 4.000 postes d'assistants médicaux d'ici à 2022 font partie des sujets épineux de la négociation conventionnelle qui débute ce 16 janvier 2019.

Médecins et assurance maladie amorcent, ce mercredi 16 janvier 2019, une négociation conventionnelle qui s'annonce "sportive", selon l'expression du Figaro, notamment autour de la mise en place de deux mesures du plan santé du gouvernement : la création de 1.000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), ainsi que celle de 4.000 postes d'assistants médicaux d'ici à 2022. Deux dispositions aujourd'hui critiquées, alors qu'elles avaient bénéficié d'un accueil favorable le 18 septembre 2018, quand le chef de l'Etat les avait dévoilées.

Pourtant rappelle Le Figaro, ces deux promesses présidentielles ont pour ambition d'"apporter un élément de réponse au déficit de médecins et à ce qu'il est convenu d'appeler les « déserts médicaux »".

Les CPTS, en effet, visent à encourager les professionnels de santé à se regrouper en équipe afin de faciliter la coordination de soins ambulatoires sur un territoire. Outre le fait de garantir une permanence des soins, ce dispositif permet de désengorger les urgences hospitalières. Les postes d'assistants médicaux, quant à eux, doivent permettre aux médecins de s'alléger de certaines tâches laborieuses et chronophages. Procédures administratives et actes simples nuisent par exemple au temps consacré au patient.

Mais avec les CTPS, les médecins redoutent d'être exposés à de "nouvelles contraintes", explique le quotidien. Et pour cause, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a laissé entendre qu'elle pourrait "défavoriser financièrement les libéraux qui refuseraient de se regrouper en CPTS". Ce qui est perçu par certains syndicats de praticiens comme un "chantage à la contrainte sur la négociation". C'est en tout cas l'avis de Philippe Vermersch, le président du SML.

Pour ce qui est des assistants médicaux, les médecins contestent les modalités de l'aide financière qui doit faciliter leur embauche. Promise par Emmanuel Macron, cette allocation s'avère être dégressive et effective pendant seulement deux ans. "Si on nous donne des cacahuètes, on n'embauchera pas", s'indigne Jean-Paul Hamon, le président de la FMF, qui juge plus efficace une exonération de charges sociales du personnel des cabinets. Par ailleurs, cette aide sera réservée aux cabinets de groupe. Or, rappelle Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, "c'est oublier que 80% des médecins exercent isolés". Pour lui, le risque est de "priver d'aide ceux qui travaillent seuls en zone défavorisée, surchargés de travail, alors que ce sont ceux qui en ont le plus besoin".

La négociation avec l'assurance maladie doit durer jusqu'en mars, rappelle Le Figaro, à raison d'une réunion par semaine, en alternant les deux sujets.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)