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Salaires des fonctionnaires

Le pouvoir d'achat sera au menu de la conférence sociale sur la Fonction publique, qui s'ouvre cet après-midi à Bercy. "Je veux mettre fin aux bisbilles sur la façon dont on mesure le pouvoir d'achat des agents. Les syndicats se limitent au point d'indice, l'Etat dit qu'il faut compter les mesures catégorielles, l'avancement à l'ancienneté, etc.", déclarait hier Eric Woerth, ministre des Comptes publics, au Journal du dimanche (page 18).

"Que l'on se mette d'accord sur un indicateur, ensuite nous verrons les garanties en matière de pouvoir d'achat", estime le ministre. "Je souhaite qu'on réfléchisse sereinement avec les syndicats à ce qu'est la rémunération d'un fonctionnaire : l'indice, le glissement vieillesse technicité, les mesures catégorielles et sociales...", précise-t-il dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 10).

De leur côté, les huit syndicats de fonctionnaires n'acceptent pas ce préalable et revendiquent une augmentation d'au moins 5% du point d'indice, qui sert à calculer le salaire. Depuis 2000, ils évaluent à près de 6% la perte de pouvoir d'achat, note La Tribune (page 26).

"Nous attendons des réponses en octobre, sinon nous nous mobiliserons", prévient Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 10). "On assiste à une parodie de dialogue social, on a l'impression que tout est joué d'avance", dénonce Jean-Marc Canon de la CGT, dans Les Echos (page 4).

Une nouvelle rencontre entre le gouvernement et les syndicats pourrait se tenir à la mi-novembre, avant une troisième réunion conclusive, le 10 décembre.

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L'Association vosgienne des surirradiés de l'hôpital d'Epinal (AVSHE) s'est réunie ce week-end dans cette ville, annonce Le Journal du dimanche (page 8). "Nous avons créé cette association, non pas pour sortir les mouchoirs, mais bien pour aller à la bagarre", affirme son président, Jean-Claude Wexler, surirradié lui-même à plus de 8%, lorsqu'il était soigné pour un cancer de la prostate.

Il demande que "les victimes soient rapidement indemnisées" et que "la justice établisse clairement les responsabilités de ces erreurs en série". Car il s'agit bien de trois accidents successifs, survenus en 1989 et 2006, dans le service de radiothérapie de l'hôpital d'Epinal. Face à l'ampleur de la catastrophe, deux juges d'instruction du pôle de santé publique de Paris ont été désignés cet été.

Par ailleurs, à Toulouse, deux associations de victimes se sont réunies en début de semaine pour réclamer une commission d'indemnisation. Recevant le mois dernier, les représentants des victimes d'Epinal, la ministre de la Santé leur avait promis de prendre "des mesures fortes", dès qu'elle aurait reçu les propositions du groupe de travail sur la radiothérapie.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)