Rugby : le « pack » mutualiste est prêt !

L'équipe médicale de la Mutualité Française fait son entrée dans la Coupe du monde de rugby, le 7 septembre, à l'occasion du match France-Argentine. Ce dispositif sera mobilisé jusqu'à la finale qui a lieu le 20 octobre. Le président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant, l'a présenté le 31 août, à Roselyne Bachelot, en présence de Bernard Lapasset, président de la Fédération Française de rugby.

La Mutualité Française donne le coup d'envoi de son dispositif médical à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby 2007, le 7 septembre. Ce dispositif a été présenté le 31 août par Jean-pierre Davant, président de la Mutualité Française, à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

La ministre et le président de la Mutualité Française ont notamment visité des services d’imagerie médicale et d’orthopédie de l’Institut mutualiste Montsouris (IMM) à Paris. Ces derniers seront en alerte pendant les matchs qui se dérouleront au Parc des Princes, à Paris, et au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Leurs équipes, ainsi que les professionnels de santé de l’hôpital d’instruction des Armées Percy, impliqués dans ce dispositif, sont prêts à accueillir d’éventuels joueurs blessés.

Des valeurs partagées

Au cours de cette visite, le directeur de l’IMM, Jean-Jacques Monteil, a tenu à préciser à la ministre l’appartenance de son établissement au Groupe hospitalier de la Mutualité Française (GHMF), réseau constitué de 28 structures réunies sous une même enseigne, dont nombre d’entre elles participent à la Coupe du monde.

La Mutualité Française et le rugby ont de nombreux points communs, a souligné le président de la Mutualité Française. "Nous partageons des valeurs de fidélité, de partage, de solidarité, de responsabilité et de respect." C’est donc tout naturellement qu’un partenariat entre la Mutualité Française et la Fédération Française de rugby (FFR) a été signé en 2005 pour assurer la couverture médicale des joueurs du XV de France, en particulier pour la Coupe du monde. "La Mutualité Française est un acteur majeur en matière d’offre de soins, forte de plusieurs milliers d’établissements. C’est cette facette de l’activité mutualiste qui est impliquée dans la couverture médicale", a poursuivi Jean-Pierre Davant.

Dix professionnels de santé sur le terrain

Le dispositif mutualiste pour la Coupe du monde 2007 a été conçu dès 2005. Il a été testé à l’occasion des tournées d’automne de l’équipe de France et des deux derniers tournois des six nations 2007, lors des rencontres qui se sont déroulées dans l’Hexagone.

Comment fonctionne-t-il ? Pendant la Coupe du monde, des équipes sont constituées dans les dix villes où se dérouleront les matchs. Les professionnels de santé qui en font partie ont été sélectionnés pour leur excellence dans leur spécialité et pour leur expérience dans le domaine du sport. Réunies autour d’un médecin coordinateur urbain, responsable de la bonne marche du dispositif, elles rassemblent dix spécialistes dans des domaines qui répondent aux accidents les plus fréquemment rencontrés chez les rugbymen : neurochirurgien, chirurgien orthopédiste, chirurgien du rachis, chirurgien maxillo-facial, ophtalmologiste, réanimateur, infirmier anesthésiste, infirmier du bloc opératoire et kinésithérapeute. Ces professionnels de santé se tiennent au bord du terrain, pendant les matchs. A leur côté, huit secouristes sont également prêts à intervenir.

Si un joueur est blessé et doit quitter le terrain, l’équipe médicale mutualiste le prend en charge. Les soins sont effectués sur place, mais si nécessaire, le joueur est transféré dans un établissement de soins dont les équipes sont mobilisées. Deux ambulances sont postées au plus près du terrain.

Un sport exigeant

"Au cours d’une mêlée, les épaules d’un joueur supportent une pression de 300 kg", nous explique le Pr François Laborde, médecin officiel de la Coupe du monde. "Les traumatismes les plus graves concernent le crâne ou le rachis, du fait des graves séquelles qui peuvent en résulter", poursuit ce responsable du département "pathologie cardiaque" de l’IMM. Blessures à l’épaule ou à la clavicule, mais aussi aux genoux ou aux bras peuvent affecter les joueurs. En cas d’accident, la vitesse d’action des professionnels de santé est primordiale.

"Sur le terrain, le joueur s’expose. C’est pour cela qu’il faut le protéger et le soigner au mieux", a commenté Roselyne Bachelot, après avoir "mesuré l’ampleur du travail accompli et l’importance du dispositif de santé mobilisé". Le mouvement mutualiste "veut que chaque citoyen puisse bénéficier d’une prise en charge d’une telle qualité", a rappelé Jean-Pierre Davant. Ce dispositif "préfigure ce que nous voulons leur proposer dans les mois et années à venir".