Le RSI doit se moderniser

Des progrès, mais peut mieux faire. Tel est , en substance, le constat dressé par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur la situation de la Caissse nationale du régime social des indépendants (RSI) dans un rapport qui vient d'être publié, indiquent Les Echos.

Ce rapport est publié avant la signature de la nouvelle convention d'objectifs et de gestion (Cog) par le RSI. "Le RSI a atteint 62% de ses objectifs appréciés à l'aune des indicateurs de résultat" de la précédente Cog, relève l'Igas. C'est déjà cela, mais c'est encore insuffisant, d'autant que ce résultat est obtenu grâce au flou de certains objectifs, souligne ce rapport.

"Parmi les sujets sensibles figure la lenteur de liquidation des dossiers de retraite, en cours de réduction", note le quotidien économique. Mais le problème du fonctionnement de l'interlocuteur social unique semble persister. "Censé simplifier la vie des usagers, il a eu l'effet inverse", estiment Les Echos.

"Les performances de l'interlocuteur social unique sont encore trop dégradées, déplore le rapport. L'envoi d'appels de cotisations, de mises en demeure ou de contraintes calculées sur une situation non à jour du compte des cotisants se produit encore (...) sans qu'il soit malheureusement possible d'en connaître la proportion."

L'Igas critique, par ailleurs, des courriers aux cotisants peu lisibles. Le RSI peine à se remettre de l'énorme bug dans la fusion des fichiers qui a largement contribué à son dysfonctionnement. "Le nettoyage des fichiers des cotisants n'a été fait que partiellement depuis 2008", note le rapport, qui constate un manque de moyens informatiques.

"Le rapport de l'Igas, c'est un classique ! C'est toujours un élément intéressant d'objectivation, mais ce n'est pas l'élément central de construction de nos objectifs de gestion", a réagi Stéphane Seiller, directeur général de la Caisse nationale du RSI, sollicité par Les Echos. "Nous sommes déterminés à apporter chaque année des améliorations concrètes, qui, dans la durée permettront d'améliorer la perception par l'usager de notre gestion", assure Stéphane Seiller.

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John Sutton

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