croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Revue Prescrire : appel au retrait du Motilium®

Nouvelle alerte lancée par Prescrire. Cette fois, écrit Le Figaro (page 11), "la revue indépendante de pharmacologie qui s'est fait connaître en dénonçant les risques de plusieurs médicaments dont le Médiator®, a lancé hier un appel au retrait de la dompéridone".

Selon une étude présentée par Prescrire, cette molécule commercialisée, entre autre, par le laboratoire Janssen Cilag sous le nom de Motilium® et par Pierre Fabre sous l'appellation Peridys®, serait à l'origine de 25 à 120 morts subites en France au cours de l'année 2012. Prescrite pour soigner les vomissements et les nausées, celle-ci occasionne des troubles du rythme cardiaque, comme l'avaient déjà révélé plusieurs études étrangères dès 2005.

"L'équipe de Prescrire réclame donc le retrait du marché européen de cette molécule dont l'efficacité est officiellement jugée “modérée”, écrit Le Monde (page 10), et non de simples mesures de réduction de posologie ou de durée de traitement." Cette interpellation de l'Europe s'explique par le fait que la dompéridone a obtenu son autorisation de mise sur le marché au niveau européen. Elle seule est donc en mesure de la retirer du marché.

En 2012, selon les données de l'assurance maladie, 3 millions d'adultes français auraient eu une ordonnance comportant ce médicament, que ce soit sous la forme de princeps ou de ses génériques (une quinzaine). De janvier 2013 à janvier 2014, 9,7 millions de boîtes ont été vendues. indique le réseau de pharmacies Celtipharm, dans Le Parisien/Aujour­d'hui (page 9).

Si ces volumes sont certes importants, ils sont en diminution par rapport aux années précédentes, peut être en raison d'une mise en garde lancée par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En décembre 2011, raconte le quotidien, un courrier de l'ANSM alertait déjà les professionnels de santé "sur les risques cardiovasculaires engendrés par cette option thérapeutique".
Par la suite, complète Le Figaro, c'était au tour du Comité européen d'évaluation des risques en pharmacovigilance de lancer une étude dont les résultats sont attendus au mois de mars. Pour autant, "les conclusions intermédiaires rendues par ce comité consultatif en décembre ne recommandaient pas un retrait mais des mesures visant à minimiser les risques".

En tant que membre de ce Comité européen, termine Le Parisien/Au­jourd'hui, la France "ne défend pas la thèse du retrait du marché". Néanmoins, si elle le souhaitait, elle aurait le pouvoir de dérembourser la dompéridone, "ce qui devrait en limiter l'usage".

 

Les associations à la peine

Les associations n'échappent pas à la crise et sont parfois conduites, elles aussi, à licencier. Cette année, près de 40 000 emplois seraient ainsi menacés, en partie en raison de la baisse constante des financements accordés aux associations et à la crise du secteur privé.

La direction de l'association Aides, explique Libération (pages 14 et 15), tente d'imposer "un plan social de 65 personnes (sur 460)", et cela même si ses ressources (50% de subventions publiques et 50% de donations privées) sont en augmentation. Une mesure qui, selon la direction de l'association de lutte contre le sida, s'explique par la baisse constante des financements publics.
Le Réseau action climat (RAC) est, de son côté, affecté par la suppression d'une subvention de 40.000 euros du ministère de l'Ecologie, écrit Libération. "Comme le ministère de l'Ecologie a été le plus touché par les restrictions budgétaires, nous en subissons les conséquences", explique Morgane Creach, la directrice de l'association écologiste.

Depuis l'élection de François Hollande, ajoute le quotidien, beaucoup d'associations souffrent également d'une crise identitaire. Les différents reculs sur l'écotaxe, le projet maintenu de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou encore les velléités de la transition énergétique nuisent indirectement à leur image, et par conséquent à leur collecte de fonds privés. Toutefois, certaines s'en sortent mieux que d'autres, à commencer par Médecins du monde dont les fonds se maintiennent aux environs de 70 millions d'euros en 2013.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)