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Revers pour l’Acomplia®

Le laboratoire Sanofi-Aventis vient de subir un revers cinglant après le rejet de son médicament contre l'obésité, le diabète gras et certaines dyslipidémies, par un comité d'experts des autorités de santé américaines. Ils estiment que "les preuves de la sécurité" du Zimulti®, nom américain de l'Acomplia® (rimonabant) sont "insuffisantes".

La Food and Drug Administration (FDA) rendra son avis définitif sur ce produit, d'ici au 26 juillet, mais il y a peu de chance que cette autorité ne suive pas l'avis des experts, estime Le Figaro-économie (page 24).

Le quotidien parle d'un "coup dur pour le géant français", car la décision américaine risque de faire tache d'huile dans l'Union européenne, où le médicament a été autorisé l'été dernier et où les ventes peinent à décoller. L'Agence européenne du médicament devrait aborder la question des effets secondaires et décider des actions nécessaires la semaine prochaine, selon Les Echos (page 19).

En France, environ 60.000 boîtes d'Acomplia® ont été vendues depuis sa mise sur le marché, fin mars. "Nous n'avons pas eu d'alerte particulière pour le moment", déclare Anne Castot, responsable de la surveillance des risques à l'Afssaps.

Quels dangers pour la santé présentent ce médicament ? Les experts de la FDA ont été alertés par les nombreux effets secondaires apparus lors des essais cliniques : anxiété, dépression, phobies, syndrome de stress post-traumatique, crises d'épilepsies, voire même tendances suicidaires.

"Nous devons en savoir plus et surveiller ce dossier de très près avant de lancer le médicament", a estimé le Pr Jules Hirsch, psychiatre à la Rockfeller University et membre du comité d'experts (Les Echos). Le rejet du Zimulti® de Sanofi par les autorités sanitaires américaines intervient dans un climat de crise de confiance vis-à-vis des médicaments et des laboratoires pharmaceutiques.

Depuis le retrait du Vioxx®, fin 2004, plusieurs autres produits ont été suspendus en raison d'effets indésirables apparus après leur commercialisation, dont le Tysabri® de Biogen Idec et le Zelnorm® de Novartis, rappellent Les Echos. L'antidiabétique Avandia® de GlaxoSmithKline, toujours en vente, est également mis sur la sellette par un cardiologue américain de renom.

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Le président de la République est monté hier au créneau, trois jours avant le second tour des législatives, pour tenter de calmer la polémique sur la TVA sociale en assurant qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français", rapportent Les Echos (page 3).

Dans un long entretien au Figaro (page 5), le Premier ministre enfonce le clou. "Nous ne mettrons en oeuvre la TVA sociale […] que si nous avons la certitude qu'elle n'entraînera pas une hausse des prix", martèle François Fillon. "TVA sociale : les Français disent non", titre la "une" du Parisien/Aujourd'hui. Selon un sondage de l'Institut CSA, 60% des personnes interrogées se déclarent opposées à ce projet "car cela entraînera une hausse des prix et pénalisera les Français les plus modestes".