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Retraite supplémentaire : 13,1 millions d’adhérents

Plus de 13 millions de personnes sont détentrices d'un contrat de retraite supplémentaire en cours de constitution afin d'obtenir un complément de retraite, indique une étude présentée le 6 juin 2019 par la Drees. D'ores et déjà, 2,4 millions de retraités ont perçu 6,6 milliards d'euros de prestations en 2017, un montant en hausse de 7,2% en euros constants.

La France comptait 17,2 millions de retraités fin 2017, dont 16,2 millions au titre de leur droit direct, acquis en tant que cotisant, indique la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) dans un panorama intitulé "Les retraités et les retraites". Cette étude a été présentée le 6 juin 2019 tandis que se profile la future réforme des retraites, attendue à l'automne.

Le nombre de retraités qui perçoivent un droit dérivé, comme la pension de réversion pouvant être versée au conjoint survivant, s'élève à 4,4 millions. Au total, le système de retraite distribue plus de 303 milliards d'euros de prestations de retraite.

Pour l'heure, "la place de la retraite supplémentaire dans l'ensemble des régimes de retraite […] demeure marginale", puisque "la part des prestations servies ne représentent que 2,1% de l'ensemble des prestations de retraite", précise la Drees. La retraite supplémentaire a versé 6,6 milliards d'euros de prestations à 2,4 millions de retraités en 2017, ce qui équivaut à une hausse de 7,2% en euros constants par rapport à l'année précédente.

Une rente moyenne de 2.340 euros par an

Dans le même temps, le nombre d'adhérents à un contrat de retraite supplémentaire en cours de constitution progresse lui aussi, à hauteur de 3%, atteignant ainsi 13,1 millions de personnes. Tous produits confondus, 69% de leurs versements annuels "sont inférieurs à 1.500 euros", poursuit l'étude.

Ce marché de 13,9 milliards d'euros de cotisations permet aux personnes d'épargner au cours de leur carrière professionnelle afin d'obtenir un complément de retraite sous forme de rente viagère, de versement forfaitaire unique ou de sortie en capital. Ce complément de retraite interviendra en plus du montant de leur retraite de base et de leur retraite complémentaire.

La rente viagère demeure actuellement très majoritaire, avec 2,2 millions de bénéficiaires pour un montant moyen de 2.340 euros perçus annuellement. Cette somme descend à 1.600 euros en moyenne pour les contrats souscrits dans un cadre personnel, tandis qu'elle s'avère plus importante pour ceux souscrits au niveau professionnel, soit 2.890 euros par an.

Des adhérents plus jeunes en entreprise

Certains produits d'épargne sont en effet accessibles dans un cadre personnel, comme par exemple le plan d'épargne retraite populaire (Perp), mais aussi la retraite mutualiste du combattant (RMC) ou encore les produits destinés aux fonctionnaires et élus locaux (Prefon, Corem, Carel…).

D'autres dispositifs d'épargne sont proposés exclusivement dans le domaine professionnel. L'adhésion peut alors être effectuée dans un cadre collectif, à l'instar du plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco) ou des contrats pour les salariés prévus par les articles 39, 82 et 83 du code général des impôts (CGI). Mais elle peut aussi être réalisée à titre individuel, via les contrats Madelin destinés aux professions indépendantes ou les contrats pour les exploitants agricoles.

Près d'un quart des personnes en activité (23%) cotise à un contrat de retraite supplémentaire, une population d'adhérents "sensiblement plus âgée" que celle des actifs dans son ensemble, ajoute l'étude. Près de trois-quarts des adhérents ont "40 ans ou plus, et 15% ont 60 ans ou plus, alors que ces tranches d'âge ne représentent respectivement que 56% et 6% des actifs", détaille la Drees.

A noter que les souscripteurs en entreprise apparaissent proportionnellement plus jeunes : "12% des adhérents à un Perco et 10% des adhérents à un contrat pour les salariés, de type article 83 du CGI, ont moins de 30 ans, contre 8% parmi l'ensemble des adhérents et 19% parmi les actifs".

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)