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Retraite : les inégalités persistent

Les inégalités face à l'âge de départ en retraite vont perdurer. C'est une des principales conclusions du rapport sur l'équilibre financier des régimes de retraite, qui doit être examiné demain par le Conseil d'orientation des retraites (Cor), révèle Le Monde de dimanche/lundi (page 11).

Cette étude montre que, malgré les réformes successives (2003, 2008 et 2010), les Français continuent de partir à des âges très différents selon leur régime de retraite. Ainsi, pour les salariés du privé, l'âge moyen de départ s'est établi à 61,9 ans, en 2011. Il était de 62,2 ans pour les commerçants et artisans, et même de 63,7 ans pour les professions libérales (médecins, pharmaciens…) où les débuts de carrière sont plus tardifs.

En revanche, à l'autre bout de l'échelle, les salariés de la SNCF et de la RATP restent parmi ceux qui quittent les premiers le monde du travail, malgré la réforme des régimes spéciaux en 2008, relève Le Figaro-économie (page 23). Pour les cheminots, l'âge de départ en retraite était de 55,1 ans en 2011. A la RATP, la re­traite se prend, en moyenne, à 54,4 ans. "Un âge relativement bas du fait de l'existence de catégories actives, dont l'âge d'ouverture actuel est de 50 ou 55 ans", explique le Cor.

Dans la Fonction publique d'Etat, cet âge était de 57,1 ans en 2010, "du fait des militaires, des catégories dites actives, qui peuvent liquider leurs droits à retraite avant l'âge minimum légal, et du dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de trois enfants après quinze ans de service (supprimé en 2011)", précise le Conseil d'orientation des retraites.

En comptant les seuls fonctionnaires "sédentaires", l'âge de départ se rapprochait nettement de celui du privé (61 ans). Pour les agents de la Fonction publique territoriale et hospitalière, les départs se sont faits, en moyenne, à 60,2 ans en 2012, et pourraient grimper jusqu'à 62,4 ans en 2025. La Fonction publique d'Etat devrait connaître la même évolution, puisque l'âge de départ pourrait être de 58,7 ans en 2025.

De leur côté, Les Echos (page 4) s'intéressent à l'équilibre financier des retraites. Selon le quotidien économique, le gouvernement examinerait actuellement la piste d'un allongement de la durée de cotisations après 2020. Si le rythme actuel était maintenu, on passerait ainsi à 42 années de cotisation pour la génération née en 1962, à 43 ans pour la génération 1975. Vers 2060, lorsque les assurés nés en 2000 arriveront à l'âge de la retraite, on frôlerait les 45 années de cotisation. Mais "travailler plus longtemps au-delà de 2020 ne suffira pas pour rétablir l'équilibre du système des retraites. Loin de là", estime Vincent Collen, dans Les Echos. Les grandes lignes de la réforme devraient être annoncées cet été.

A lire aussi dans la presse - Soins de premiers recours : les objectifs de la Mutualité

Etienne Caniard présente, dans un long entretien au mensuel Le Concours médical (pages 178 à 180), les trois objectifs du programme dénommé Gaspar (Garantir l'accès aux soins de premier recours). Il s'inscrit, explique le président de la Mutualité Française, "dans la stratégie nationale de santé" lancée par le gouvernement.

Le premier objectif est de "faciliter l'accès aux soins en réduisant les restes à charge". Le deuxième consiste à "améliorer l'efficacité de la prise en charge, en encourageant de nouvelles relations entre le patient et les équipes de soins". Enfin, le troisième objectif tend à "favoriser un exercice pluridisciplinaire" de la médecine.

Quels chantiers allez-vous ouvrir pour sensibiliser le mouvement mutualiste aux formes d'exercice regroupé ?, interroge Le Concours médical. "Un des axes stratégiques que j'ai souhaité retenir est la priorité donnée aux soins de premier recours et notamment à l'expérience de différentes formes d'exercices regroupés, explique Etienne Caniard. His­toriquement, la Mutualité Française est très impliquée dans les centres de santé."

Etienne Caniard rappelle qu'en 2012, la Mutualité a "travaillé pour faire émerger des prototypes de centres de santé équilibrés, avec des études économiques extrêmement précises". "Nous allons diffuser ce travail dans l'ensemble du monde mutualiste, auprès des promoteurs ou des gestionnaires de centres existants, mais aussi auprès des autres gestionnaires de centres de santé", annonce Etienne Caniard.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)