Retour de la grippe aviaire

En Angleterre, la découverte d'une souche du virus H5N1 hautement pathogène dans un élevage de dindes confirme le retour de la grippe aviaire en Europe, annonce Le Figaro (page 12). "Une mutation du virus peut se produire n'importe où, mais ce qui très différent en Europe, en Amérique du Nord et au Japon" c'est que "les habitants ne cohabitent pas avec les volailles ou les oiseaux", tient à souligner Gregory Hartl, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au même moment, l'OMS annonce que c'est bien le virus H5N1 qui est responsable de la mort le 17 janvier, à Lagos, d'une Nigériane de 22 ans, note Libération (page 9). Deux autres cas mortels attendent encore une confirmation.

En France, le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, a demandé à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) de lui fournir dès ce soir "une évaluation de la situation et du niveau de risque". "Sans attendre cet avis, nous sommes déjà mobilisés", affirme Didier Houssin, directeur général de la Santé, dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 10). Le dispositif comprend des mesures de surveillance de la faune sauvage et des élevages, ces derniers devant disposer d'une alimentation et d'un abreuvement qui les préservent de tout contact avec la faune sauvage.

La résurgence de l'épizootie ravive les craintes d'une vaste dissémination du virus et d'une éventuelle mutation qui le rendrait transmissible entre humains, ce qui pourrait faire des milliers de victimes. Le virus H5N1 a déjà causé la mort de 165 personnes à travers le monde, depuis sa réapparition en 2003 en Asie, rappelle Le Parisien.

A lire aussi – Honoraires : tension avec les syndicats


"La tension monte sur les tarifs appliqués par les médecins généralistes", titrent Les Echos (page 2). Le quotidien économique évoque la prochaine séance de négociations, mercredi, entre la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) et des syndicats de médecins libéraux.
Les syndicats réclament un relèvement de 21 euros à 23 euros du tarif de la consultation des généralistes. Ils accusent la Cnam de "jouer la montre". Mais, dans le même temps, ils craignent que cette hausse, si elle est accordée, "passe pour un cadeau électoral et non un choix rationnel", souligne La Lettre de l'expansion du 5 février.

De son côté, le conseil de l'assurance maladie, qui s'inquiète du coût d'une telle augmentation (500 millions d'euros en année pleine), doit se réunir la semaine prochaine pour préciser le mandat de son directeur, Frédéric Van Roekeghem.

Pour l'heure, certains syndicats appellent à une augmentation sauvage des tarifs. "Si les généralistes cotent symboliquement comme les spécialistes, mais facturent in fine 21 euros, nous rembourserons. Mais s'ils réclament 28 euros, la feuille de soins sera rejetée", indique la Cnam.