croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Reste à charge zéro : la ministre de la Santé précise sa feuille de route

Le remboursement intégral ne concernera pas "toutes les lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires", indique Agnès Buzyn. Seul un "panier de soin standard" pourrait bénéficier d'un reste à charge nul.

"Le gouvernement s'est donné une méthode pour agir que je respecterai pour atteindre l'objectif" de la prise en charge à 100%, d'ici à 2022, des lunettes et des prothèses dentaires et audio", déclare la ministre de la Santé dans un entretien, publié sur le site du magazine Viva.

Toutefois, Agnès Buzyn prévient qu'il "n'est pas question de supprimer le reste à charge pour toutes les lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires". Elle propose la création "d'un panier de soin standard" pour lequel la participation financière de l'usager sera supprimée. Pour ce faire, elle souhaite réunir "tous les acteurs concernés au sein de ces branches d'activité au travers d'une large concertation".

Dans un autre registre, celui du tiers payant généralisé, la ministre de la Santé indique avoir demandé "à l'assurance maladie et aux complémentaires santé de développer, avec les professionnels de santé, les outils techniques adaptés permettant à tous les professionnels de santé d'appliquer le tiers payant de manière simple et fluide, incluant la part complémentaire". Elle ajoute qu'"un suivi annuel de la mise en place de ces outils puis de leur déploiement sera réalisé".

Par ailleurs, interrogée sur son plan de lutte contre les déserts médicaux, Agnès Buzyn explique qu'il traduit "un changement de paradigme". "Nous voulons désormais raisonner en termes d'accès au temps médical des professionnels de santé, plutôt qu'autour de l'installation de médecins", explique-t-elle. Avant d'énumérer les "mesures phares" qu'elle va mettre en place "grâce au PLFSS 2018" : développement de la télémédecine, doublement du nombre de maisons de santé d'ici à 2022 (400 millions d’euros de budget), pérennisation du dispositif Asalee, permettant aux infirmières de prendre en charge certaines maladies chroniques, et enfin, renforcement de la coopération entre les personnels soignants à l'hôpital et en ville (300 postes d’assistants partagés dès 2018).

"Nous aiderons les jeunes médecins à s'installer et les plus âgés à cumuler leur emploi et leur retraite, promet Agnès Buzyn. Par ce plan, nous voulons enfin encourager tous les acteurs locaux, qu'ils soient élus, usagers ou professionnels de santé, à continuer à proposer des solutions innovantes qui seront diffusées sur l'ensemble du territoire, si elles s'avèrent efficaces."

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)