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Reste à charge zéro : accord en vue sur le dentaire

Les dentistes seraient proches d’un accord avec l'assurance maladie sur le reste à charge zéro, en échange de nouvelles revalorisations de certains actes.

"Les dentistes, l'assurance maladie (Uncam) et les assureurs complémentaires (Unocam) sont proches d'un accord sur la mise en place du reste à charge zéro pour les assurés à partir de 2021 et la transformation progressive de leur modèle économique, de 2019 à 2023", annoncent Les Echos.

Le document de synthèse remis par l'Uncam ce 9 avril 2018 va être soumis jeudi au conseil d'administration de la Confédération nationale des syndicats dentaires.

L'objectif de cette négociation conventionnelle est de fixer des plafonds de prix sur les actes prothétiques, qui sont les plus coûteux, tout en programmant une revalorisation des soins de base. "La dépense liée aux revalorisations pourrait s'élever à 650 millions d'euros sur cinq ans, dont 170 millions à la charge des complémentaire santé", calculent Les Echos.

Avec la mise en place des plafonds, "les dentistes vont perdre 450 millions d'euros d'honoraires", ce qui établit leur gain net cumulé à 200 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 55 millions déjà obtenus en 2017-2018.

Au final, certains plafonds sont relevés, d'autres abaissés. Ainsi "le tarif des couronnes dentaires tout-céramique a été libéré alors qu'il était prévu de le plafonner", observe le quotidien économique.

Cette négociation se déroule dans le contexte de la mise en place du reste à charge zéro promis par Emmanuel Macron sur le dentaire, l'optique et l'audioprothèse.

Du côté des complémentaires, croit savoir le quotidien, les efforts demandés à l'Unocam pour mettre en place ce dispositif avoisineraient les 300 millions d'euros à volumes constants. De lourdes charges les attendent, constatent donc Les Echos, mais, elles "pourront réduire le remboursement de certains soins, notamment les prothèses inlay-cores".

En fin de compte, la part du panier de soins à reste à charge nul pourrait représenter 46% des actes en volume et 35% en valeur.

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JOHN SUTTON

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)