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Respirer tue

Près de 7 millions de personnes sont mortes prématurément en 2012, pour avoir simplement respiré l'air environnant. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a révélé ces chiffres hier à Genève, cela représente une personne sur 8, soit un doublement par rapport aux chiffres précédents, publiés en 2008.

Ainsi, indique dans Libération (page 17) la Dre Maria Neira, la directrice du département santé publique de l'OMS, "la pollution est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde". Dans la grande majorité des cas, poursuivent Les Echos (page 10), les décès liés à l'air pollué sont dus à des accidents vasculaires cérébraux et à des maladies coronariennes. Les cancers du poumon sont quant à eux responsables de 6% des décès.

Que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur, les dangers sont bel et bien présents, observe l'OMS. L'air domestique, respiré notamment par les 2,9 milliards de personnes cuisinant sur des réchauds à charbon et à bois dans le monde, a ainsi provoqué 4,3 millions de décès prématurés en 2012. "La pollution extérieure, ru­rale ou urbaine, serait, elle, responsable de 3,7 millions de décès prématurés", complète Libération, qui précise que, "si le total est supérieur à 7 millions, c'est tout simplement parce que de nombreuses personnes sont exposées à la fois à la pollution domestique et à celle de l'atmosphère, ce qui interdit la simple addition des mortalités attribuées à chacune de ces deux sources".

 

Le changement (de gouvernement) c'est maintenant

"Au lendemain du cinglant désaveu municipal qu'a constitué pour eux dimanche 23 mars le premier scrutin du quinquennat de François Hollande, une forme de panique politique a saisi les socialistes, à tous les étages du pouvoir", écrit Le Monde (page 6). Dès lors, la question qui occupe la plupart des quotidiens est celle de l'éventualité d'un remaniement gouvernemental.

Hier déjà, Libération apostrophait le chef de l'Etat d'un "Remaniez-vous !", qui soulignait les attentes de beaucoup, et pas seulement dans l'opposition. Aujourd'hui, L'Opinion se demande en une "qui remplacera Ayrault", considéré comme le "bouc émissaire de la bérézina des municipales". Pour Le Nouvel Observateur (pages 42 à 64), il est en effet nécessaire de "changer tout", car "ce que les Français reprochent au gouvernement Ayrault, ce n'est pas d'être trop à gauche ou trop à droite, écrit Laurent Joffrin, trop libéral ou trop socialiste, c'est de ne pas être…".

"Donné pour acquis", écrivent à leur tour Les Echos (page 6), ce remaniement n'est pas pour autant scellé, car "de nombreuses difficultés se posent au Président de la République". A commencer par le choix de la personnalité à nommer à Matignon, alors qu'aucun changement de ligne politique n'est pour l'heure annoncé.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)