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Réseaux de soins : vifs débats

C'est dans la nuit que l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi sur les réseaux de soins mutualistes. Une heure trop tar­dive pour que vos quotidiens publient cette information. Ce vote s'est fait "au grand dam de la droite, qui est montée au créneau contre ce texte vivement dénoncé par certains professionnels de santé", rapporte ce matin le site Internet europe1.fr. Après quatre heures de débats assez vifs et l'abstention des élus du Front de gauche, et le vote pour des élus écologistes, les députés socialistes sont parvenus à faire adopter le texte défendu par leur chef de file, Bruno Le Roux.

Cette proposition de loi, rappelle le site lci.tf1.fr, "vise notamment à modifier le Code de la Mutualité pour mieux rembourser les adhérents des mutuelles s'ils choisissent de recourir aux professionnels de santé ou établissements membres d'un réseau de soins, avec lesquels les mu­tuelles auront passé des contrats de qualité ou de modération tarifaire".

Toutefois, rappelle Le Figaro (page 23), la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a voulu limiter ce remboursement différencié aux seuls soins dentaires et optiques. En d'autres termes, "le texte interdit de négocier des baisses d'honoraires avec les médecins généralistes ou spécialistes".
Comme le souligne le quotidien, les médecins, et en particulier les internes, "ont mobilisé leurs troupes en partie sur ce thème" au lendemain du débat sur les dépassements d'honoraires. Sans ce mouvement, estime libération.fr, "le texte aurait pu passer inaperçu".

Contre ce projet de loi désormais adopté, des professionnels libéraux de santé ont décidé de manifester, une nouvelle fois, à Paris, le 2 décembre, entre le Sénat et la Mutualité Française, au prétexte qu'il annoncerait la "mort du libre choix du praticien par le patient", indique Le Parisien/Aujourd'hui (page 8).

A lire aussi dans la presse - Passage de relais à la CFDT

Secrétaire général de la CFDT depuis dix ans, François Chérèque a cédé hier sa place à son successeur, Laurent Berger. A 56 ans et après deux mandats, l'ex-leader du syndicat a déclaré partir "en paix", laissant une centrale "désormais unie et décomplexée", notent Les Echos (page 6).

François Chérèque a réussi à imposer avec autorité sa ligne, à savoir "un syndicalisme de choix, responsable, où l'intérêt collectif prime sur le catégoriel, le dialogue sur la contestation, l'anticipation des réformes sur la défense des acquis", poursuit le quotidien économique.

Le nouvel élu à la tête de ce syndicat fort de 860.000 adhérents devrait poursuivre cette ligne, indique Le Parisien/Au­jourd'hui (page 7). A 44 ans, Laurent Berger connaît bien la CFDT, puisqu'il en a progressivement gravi les échelons. Fils d'ouvrier catholique des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), il a été élevé dans un esprit de gauche mais "pas communiste", précise-t-il. Militant de la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc), puis, plus tardivement, patron de la CFDT des Pays-de-la-Loire, "il a été appelé par Chérèque à rejoindre l'exécutif de la CFDT à Paris il y a trois ans", écrit le quotidien.

Trois défis l'attendent : le premier, indique Libération (page 15), concerne le "renouvellement des cadres de l'organisation, dont près de la moitié seront à la retraite dans dix ans". Il lui faudra également développer le nombre d'adhésion, dont la progression se ralentit depuis dix ans. Enfin, conclut le journal, il devra "gérer une CFDT sous un pouvoir de gauche". Cette dernière mission, note un cadre de la centrale, "n'a rien d'évident, tant nombre de socialistes considèrent que nous sommes leur soutien naturel".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)