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Rentrée sociale à Matignon

Les partenaires sociaux ont commencé leurs rencontres avec le Premier ministre pour discuter notamment des dossiers de l’assurance-chômage et de la santé au travail.

C'est la rentrée sociale ! Les partenaires sociaux ont repris le chemin de Matignon le mercredi 29 août, pour débattre d’une nouvelle réforme de l'assurance-chômage, de la refonte du système de santé au travail, et trouver une solution au dérapage du coût des arrêts maladie, indiquent Les Echos.

Le rendez-vous avait été fixé le 17 juillet par Emmanuel Macron, qui avait alors promis aux syndicats et au patronat de mieux les associer à la suite des réformes. Premier à être reçu, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, n’a pas mâché ses mots, à sa sortie de Matignon : "Rien n'a changé ! On nous convoque pour nous expliquer ce qu'on va faire cette année, et puis on nous dit : "De toute façon, on fera ce qu'on voudra"." Les dirigeants des centrales syndicales et patronales seront tous reçus, d'ici à lundi, par Edouard Philippe, en présence des ministres du Travail, Muriel Pénicaud, et des Solidarités, Agnès Buzyn.

"Les syndicats arrivent à Matignon avec une foule d'interrogations, après avoir découvert en juillet que le gouvernement prévoyait de faire des économies sur les indemnités journalières liées aux arrêts maladie", observe le quotidien économique. Il était alors question de transférer le financement du 4e au 7e jour de prise en charge de la Sécurité sociale aux employeurs.

Dimanche dernier, le Premier ministre a fait machine arrière et promis de trouver une autre solution en réunissant tous les acteurs. Ce recul pourrait préparer le terrain à une autre mesure d'économies, pesant directement sur les assurés sociaux, estime Serge Legagnoa, membre de la délégation de Force ouvrière. "On dirait une jolie pièce de théâtre du gouvernement et du patronat pour tenter d'imposer un jour de carence supplémentaire aux salariés et aux fonctionnaires", affirme-t-il, dans Les Echos.

La méthode ne passe pas, juste avant la négociation sur la santé au travail et de la création d’une cotisation sociale modulable, qui devrait s’ouvrir dans les prochaines semaines, souligne le quotidien économique dans un autre article des Echos.

Concernant la réforme des retraites, la règle décidée par l’exécutif – un euro cotisé doit valoir les mêmes droits à tous les assurés – va nécessiter de travailler plus longtemps pour conserver une pension honorable, estime FO. Concernant la réforme de l'assurance-chômage, les organisations syndicales espèrent que les bonus-malus sur les contrats courts vont enfin pouvoir entrer en vigueur.

"Il faut d'abord définir le modèle social. La décrue du chômage ne peut pas être gérée sous l'angle budgétaire", estime Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans le quotidien économique. Ce syndicat craint que le gouvernement ne profite de ces négociations pour tenter de transférer une part de la charge financière de la solidarité (chômeurs en fin de droit) au régime d'assurance-chômage.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)