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Remettre à plat le système des complémentaires

"Il faut que, rapidement, un large débat s’ouvre sur une réforme du système, souligne le président de la Mutualité  Française, Etienne Caniard. L’enjeu est assez simple : il existe huit dispositifs différents d’accès à la complémentaire santé, assortis de niveaux de contraintes, de financement ou d’aides fiscales tous différents. […] Il faut simplifier tout cela, tout remettre à plat, supprimer les effets de seuil, les ruptures." "L’objectif de la généralisation, c’était d’abord de faire accéder à la complémentaire santé ceux qui en étaient dépourvus. Un glissement sémantique a eu lieu, qui a fait prendre la généralisation du financement par l’employeur pour la généralisation de la complémentaire", estime le président de la Mutualité.
www.latribune.fr, jeudi 11 juin

"Les pouvoirs publics ont reconnu en 2012 qu’il fallait disposer des mutuelles pour se soigner, rappelle Etienne Caniard. L’accord national interprofessionnel (Ani) pour les salariés n’est pas une généralisation de l’accès à la complémentaire mais de la participation des employeurs à son financement. C’est bien pour ceux qui peuvent en bénéficier, mais 90% de ces salariés avaient déjà une complémentaire individuelle. A côté, 3,3 millions de Français n’en ont pas".
Ouest-France du jeudi 11 juin

"Il faut remettre à plat le système, estime Etienne Caniard. Nous attendons une véritable généralisation de la complémentaire santé. Cela passe par une simplification des voies d’accès." Comment ? "Premier objectif, supprimer les ruptures, qui font par exemple qu’une personne partant à la retraite va voir le coût de sa complémentaire santé passer en moyenne de 300 euros par an à 1.000 euros. Deuxièmement, il faut se rapprocher du droit commun. L’absence de cohérence dans les aides conduit à augmenter le recours aux filets de sécurité, CMU-C et ACS, ce qui n’est pas sain. Enfin, il faut que les complémentaires offrent des contreparties proportionnées aux aides. Ainsi, la généralisation des complémentaires en entreprise contribue à dégrader la solidarité intergénérationnelle, car rien n’est prévu pour aider les retraités à s’assurer."
Les Echos, jeudi 11 juin

"Nous avons identifié cinq mesures et leviers essentiels, qui seront débattus pendant ce congrès, annonce Etienne Caniard, le président de la Mutualité Française. Le premier est d’intégrer le fait que les mutuelles sont devenues indispensables pour accéder aux soins, avec des propositions pour une véritable généralisation. Avec l’accord national interprofessionnel (Ani) et la complémentaire santé obligatoire pour tous les salariés, une première étape a été franchie. Mais, sur les 4 millions de salariés concernés par cette réforme, seuls 400.000 n’avaient aucune couverture santé, les autres (3,6 millions) bénéficiant jusque-là d’un contrat individuel. […] Aujourd’hui, les 3,3 millions de personnes qui n’ont pas de complémentaire santé sont essentiellement des retraités, chômeurs de longue durée et jeunes précaires." Le deuxième levier porte sur la diminution du reste à charge, le troisième sur l’organisation générale de l’offre de soins, le quatrième sur la santé digitale et, enfin, le dernier concerne le nouveau Code de la Mutualité.
Newsletter d’Espace social européen du jeudi 11 juin

 

Les retraités oubliés

Quelque 5,4% des retraités n’ont aucune complémentaire santé. C’est moins que les 15-39 ans (6,4%), alors que les seniors doivent faire face à des dépenses de santé bien supérieures. Même si les complémentaires n’ont pas le droit d’augmenter inconsidérément la facture, la note s’avère tout de même très salée pour tout nouveau retraité, qui doit régler lui-même la part financée jusqu’alors par l’employeur. La Mutualité appelle à une remise à plat des 3,5 milliards d’euros d’aides fiscales en faveur des retraités et des chômeurs, à ce jour aspirées en grande partie par les contrats collectifs.
Le Figaro, jeudi 11 juin

 

Rénover la politique conventionnelle

Avec les médecins, la question d’un conventionnement sélectif ne se pose pas, indique Etienne Caniard. "Je préfère le principe d’engagements réciproques, y compris pour mieux rémunérer certains actes. Aujourd’hui, il n’y a pas assez de corrélation entre les tarifs, parfois fictifs, et les pratiques. Nous devons donc discuter avec les médecins du juste prix des prestations. Les compléments d’honoraires doivent correspondre à des pratiques qui méritent d’être payées davantage – protocoles, qualité, travail coopératif, tenue de dossiers, transmission d’informations... Je propose de remettre à plat la politique conventionnelle, dans le cadre d’un accord national négocié avec les médecins, en poursuivant l’objectif d’un reste à charge nul pour les patients. Nous voulons aussi développer le conventionnement dans les maisons de santé mutualistes."
Le Quotidien du médecin, jeudi 11 juin

"Les dépassements d’honoraires continuent à croître en volume, le renoncement aux soins s’accroît, l’implantation sur le territoire demeure inégale…, constate Etienne Caniard. Les rémunérations des médecins ne peuvent être les mêmes à Paris et à Guéret, les coûts d’installation étant différents. La solution passe par la contractualisation entre les complémentaires et les professionnels de santé. […] Nous voulons fixer ensemble des objectifs nouveaux. Au lieu de se focaliser sur un taux de remboursement qui ne veut plus rien dire, nous privilégions la maîtrise du reste à charge."
Les Echos, jeudi 11 juin

 

La concentration des mutuelles

"En  2008,  la  France  comptait 973 mutuelles. Aujourd’hui, elles sont 450. C’était souhaitable, mais il ne faut pas mettre en péril la proximité. Je pense qu’on arrive aujourd’hui à un palier, souligne Etienne Caniard. La question se posera encore pour les petites mutuelles qui auront besoin de se grouper et d’outils communs. Au sommet de la pyramide, la concentration est importante, elle permet de réduire les frais de gestion et de développer des services comme  le  tiers  payant  ou  le conventionnement avec les professionnels de santé. Mais une immense majorité des mutuelles sont des petites mutuelles, plus de 50% ont un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions d’euros ! La plupart de ces mutuelles sont adhérentes à la Fédération et s’y trouvent bien car nous les avons bien défendues."
Le Parisien/Aujourd’hui, jeudi 11 juin

Le congrès de la Mutualité dans les médias

Le 41e congrès est particulièrement suivi par les medias. Demain, Etienne Caniard, le président de la Mutualité Française, sera l’invité de la matinale de Radio classique, à 7h20.

Le président de la FNMF sera également sur les ondes de France Bleu Loire Océan entre 9 heures et 10 heures aux côtés de Stéphane Junique, vice-président de la FNMF, qui s’exprimera sur l’innovation en Mutualité, d’Emmanuel Roux, directeur général de la Mutualité Française, qui évoquera la réforme du droit mutualiste, et de Roland Berthilier, secrétaire général, qui illustrera la place du modèle mutualiste dans l’économie sociale et solidaire (ESS).

Etienne Caniard interviendra également en direct sur France 3 Pays de la Loire entre 10h15 et 10h45, juste avant d’accueillir, à Nantes, le président de la République, François Hollande. L’occasion pour lui de préciser, avant la visite présidentielle, les attentes du mouvement mutualiste.

John Sutton et Sabine Dreyfus

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)