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Remaniement imminent

"Il s'agit bien d'une défaite lo­cale et nationale pour la gauche et le gouvernement", a reconnu hier soir le ministre de l'Intérieur, commentant le résultat des élections municipales. L'ampleur du désaveu subi par les socialistes renforce l'hypothèse d'un remaniement ministériel rapide, peut-être même dès aujourd'hui. La grande inconnue demeure le sort de Jean-Marc Ayrault. "C'est une défaite pour le gouvernement et pour la majorité", a re­connu le Premier ministre, cité dans Libération (page 3). Le chef du gouvernement a également assuré que "le message clair des électeurs" serait "pleinement entendu". Ségolène Royal, citée comme possible entrante au gouvernement, a appelé à prendre "très au sérieux" cet "avertissement très sé­vère". "Il faut un très fort changement", estime, dans La Croix (page 3), la présidente de la région Poitou-Charentes.

Selon le scénario privilégié par Le Parisien/Aujourd'hui (page 3), Jean-Marc Ayrault, qui a rendez-vous à 13 heures à l'Elysée (après Manuel Valls à 10 heures), pourrait remettre sa démission au président… avant d'être confirmé ou pas dans la foulée. Avec ou sans Ayrault, le président de la République devrait remanier rapidement afin que la nouvelle équipe soit au travail avant la rentrée parlementaire du 8 avril. "Le nouveau locataire de Matignon prendrait ensuite le temps de constituer son gouvernement, qui pourrait être dévoilé en milieu de la semaine", suppose Le Figaro (page 3).

Valls ? Ayrault ? Le retour de Royal ? L'arrivée de Delanoë ? interroge Le Parisien/Aujourd'hui. "Si le président ne tranche pas très vite, c'est le loto sportif assuré pendant une semaine", iro­nise un parlementaire dans le même quotidien. "Quelle que soit sa décision, François Hollande semble condamné à agir vite. Car, dans la majorité, la ré­volte gronde", souligne Le Parisien. "Soit François Hollande conserve Jean-Marc Ayrault, […]. Soit il appelle Manuel Valls, actuel ministre de l'Intérieur, qui incarnerait un changement plus profond", estime La Croix (page 3).

Quelle que soit l'ampleur du remaniement, "la réorganisation de Bercy est jugée prioritaire", soulignent en titre Les Echos (page 4). "Cela fait dix-huit mois que le fonctionnement de ce puissant ministère est perturbé par une organisation byzantine et inédite : sept ministres, dont quatre de plein exer­cice", déplore le quotidien économique.

Le principe d'une équipe plus ramassée et professionnelle semble acquis depuis plusieurs semaines, rappelle le quotidien catholique. "Un gouvernement resserré, c'est surtout un nouveau mode de fonctionnement. Le souffle dépend de ce qu'on met dans la tuyauterie", confie un mi­nistre. Traduction : pour mener quelle politique ?

 

Une pétition contre le Gardasil®

Une pétition signée par 420 médecins réclame une "mission parlementaire sur l'opportunité de cette vaccination » contre le cancer de l'utérus, dont l'efficacité est contestée, annonce Le Journal du dimanche (page 22). Parmi les signataires figurent Irène Frachon, la pneumologue à l'origine de l'alerte sur le Médiator®, et plusieurs membres du collectif Formindep, connus pour leur indépendance vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique.

"Piètre efficacité" pour la population, "coût exorbitant" pour l'assu­rance maladie (123 euros la dose), risque de faire reculer la pratique du frottis, qui, elle, sauve des vies : tels sont les griefs énumérés par le Dr Philipe de Chazournes, à l'origine de cette fronde. Toutes ces critiques sont réfutées en bloc par le fabriquant du vaccin, le laboratoire Sanofi Pasteur MSD, note le JDD.
En décembre, neuf femmes victimes des effets néfastes présumés du vaccin Gardasil® ont déposé plainte contre X pour "atteinte involontaire à l'intégrité physique et tromperie aggravée". Selon leur avocate, ces femmes âgées de 18 à 24 ans, "ont en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, alors qu'elles n'avaient pas d'antécédents médicaux".

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)