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Régions : Hollande dévoile sa réforme

De 22 régions actuellement, la France pourrait n’en compter que 14 dès 2015. Tout au moins si le Parlement vote le texte de la réforme territoriale présentée hier soir par François Hollande. "Non sans difficulté", soulignent Les Echos (page 2), le chef de l’Etat a en effet finalisé la nouvelle carte en regroupant les régions existantes, et non en les démantelant.

Ainsi, écrit Libération (pages 10 et 11), le Poitou-Charentes, le Limousin et le Centre fusionnent, tout comme l’Alsace et la Lorraine, ou la Picardie et la Champagne-Ardenne. En revanche le Nord-Pas-de-Calais, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Ile-de-France, la Bretagne, les Pays de la Loire, l’Aquitaine et la Corse restent inchangées.

Jusqu’au dernier moment, d’autres rapprochements étaient envisagés, créant l’agacement des présidents de régions. Aujourd’hui, certains élus ne sont toujours pas satisfaits de la proposition arrêtée, à l’image de Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d’Armor. Interrogé dans Le Parisien/Aujourd’hui (pages 2 et 3), il dénonce le "total amateurisme" de la démarche : "Ce n’est pas du tout la carte que nous souhaitions, à savoir que la Bretagne puisse se réunir à cinq départements. C’est le vœu unanime des élus et de la population."Même grogne chez le sénateur centriste de Mayenne, Jean Arthuis, pour qui cette nouvelle carte est une "illusion de réforme" dont il est difficile de cerner l’objectif.

Pour le président de la République, ce redécoupage vise à alléger le coût du "millefeuille", écrit Le Figaro (page 7). En d’autres termes, il s’agit de "simplifier et moderniser une organisation datée, jugé trop lourde, voire peu efficace." Dans la tribune qu’il fait paraître aujourd’hui dans plusieurs quotidiens régionaux, et que publie également Le Parisien/Aujourd’hui, François Hollande juge en effet que "le temps est venu d’offrir une meilleur qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse." "Pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources", ajoute-t-il.

Reste à savoir si ce regroupement permettra de réaliser les économies attendues. Alors que le gouvernement table sur un montant de 12 à 15 milliards d’euros d’économies, certains observateurs misent au mieux sur 1,8 milliard d’euros.

 

AME : dépenses en hausse de 25%

Entre 2012 et 2013, les dépenses consacrées à l’aide médicale d’Etat (AME) ont progressé de 25%, selon le rapport d’exécution de la mission Santé cité par Les Echos (page 5). "Ce n’est pas une surprise, mais le chiffre ne manquera pas de faire polémique entre les députés de l’opposition et le gouvernement", commente le quotidien économique. L’an dernier, ces dépenses se sont élevées à 744 millions d’euros, et si l’on tient compte des frais avancés par l’assurance maladie pour le compte de l’Etat pour les soins d’urgence, le chiffre monte à 846 millions d’euros.

"L’AME assure une prise en charge à 100% des soins des personnes en situation irrégulière sur le territoire et disposant de ressources inférieures à 716 euros par mois", rappelle le quotidien. Sous la précédente présidence, une franchise annuelle de 30 euros avait été instaurée, laquelle a été supprimée à l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Fin septembre 2013, le nombre de bénéficiaires atteignait les 278.262, soit + 10,2% par rapport à l’année précédente. "Contrairement à ce qui avait été observé en 2012, l’évolution 2013 n’est pas liée à une augmentation de la durée ou de la gravité des séjours", explique le rapport. En effet, la hausse des dépenses est essentiellement imputable à la progression des frais d’hospitalisation (+ 26%), explique le document. Les soins de ville, pour leur part, progressent de 16,5%. Fin décembre 2013, le nombre de bénéficiaires de l’AME pris en charge en ambulatoire s’élevait à 199.780 soit 13% de plus qu’à fin 2012.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)