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Réforme du système de santé : une piste de rupture

Dans un rapport non encore rendu public, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (Hcaam) propose de déplacer le centre de gravité du système de santé en rééquilibrant l’articulation entre hôpitaux et médecine de ville

"C'est un rapport qui devrait faire des vagues", estiment Les Echos, qui en dévoilent le contenu avant sa publication officielle, prévue pour cette semaine.  Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, s'apprête à dévoiler une réforme ambitieuse du système de santé, la soixantaine de membres du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (Hcaam) a planché, dans ce document, sur plusieurs scenarios.

Deux d'entre eux sont d'emblée écartés, à commencer par celui de l'immobilisme : "Conserver un système de soins cloisonné entre la ville, l'hôpital, le médico-social" ne permettrait pas de prendre en charge le vieillissement de population et les maladies chroniques.

Autre piste non retenue : une restructuration de l'offre pilotée par les grands hôpitaux. "La primauté donnée aux prises en charge lourdes et spécialisées conduit à des difficultés pour maintenir un accès universel et solidaire pour tous à l'ensemble des soins et accentue les inégalités", estime à ce titre le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, cité dans Les Echos.

Au lieu d'une transformation "hospitalo-centrée", qui dénoterait une "incapacité à sortir du modèle historique", le Hcaam fait le choix d'un "scénario de rupture", dont les établissements ne sont plus le centre de gravité.

"Ils sont ouverts sur un extérieur structuré qui n'est plus conçu comme un amont" ou un aval de séquences hospitalières", précise l'instance. Un véritable "renversement de perspective", pour le quotidien économique, qui précise que c'est désormais à partir du territoire que seront définis les services de santé nécessaires à une population donnée.

Aux professionnels de santé de s'organiser, dans les territoires, pour assumer collectivement leurs missions avec deux impératifs : garantir à chacun un médecin traitant et une orientation pertinente dans le système de soins.

Des propositions qui nécessitent d'abandonner la pratique isolée, qui ne parait "plus pertinente", au profit d'exercices plus collectifs. "Des établissements de santé communautaires pourraient ouvrir, au service des médecins de ville, avec des lits de premier recours, de l'imagerie de proximité, du suivi de grossesse et de la biologie de routine", détaillent Les Echos, qui évaluent à une quinzaine d'année le déploiement d'une telle réforme. "Une période qui correspond à peu près à l'arrivée d'une nouvelle génération de soignants".

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)