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Réforme des retraites : lancement de la consultation

Une "large consultation citoyenne" sur la réforme des retraites a été lancée le jeudi 31 mai par le gouvernement.

Promesse d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, la réforme des retraites "entame une nouvelle étape", avec le lancement, hier, d'une consultation citoyenne, estime Libération.

"Un sujet d'une telle ampleur nécessite une large consultation", justifie Jean-Paul Delevoye, Haut Commissaire à la réforme des retraites. Pendant six mois (jusqu'au 25 octobre), les Français vont pouvoir s'exprimer sur un site dédié (www.participez.reforme-retraite.gouv.fr). Les internautes pourront "réfléchir aux différents scénarios ou alternatives", mais aussi "voter, commenter, proposer de nouvelles pistes" sur plusieurs thèmes comme l'âge de départ, les droits de réversion ou les inégalités hommes-femmes. A la rentrée, se tiendront une série d'ateliers participatifs en région, consacrés à chaque fois à une ou deux thématiques. La synthèse des contributions sera rendue publique le 29 novembre.

"Il y a une vraie volonté de concertation", reconnait Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Mais il sera "vigilant" sur les départs anticipés pour carrières longues, sur les femmes ayant eu des enfants et sur la pénibilité, rapportent Les Echos.

"Le programme du candidat Macron prévoyait la mise en place progressive d'un système universel, avec des règles communes de calcul des pensions", rappelle Libération. Autrement dit, "pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous". Dans une interview donnée hier au Parisien, Jean-Paul Delevoye précise : "L'objectif de la réforme est d'arriver à un schéma simple : qu'il s'agisse d'un fonctionnaire, d'un salarié du privé ou d'un indépendant, s'ils gagnent la même somme d'argent pendant 40 ans, l'un et l'autre auront la même retraite". "Aujourd'hui, le système reste éclaté et complexe, et ne garantit pas des droits identiques pour un même niveau et une même durée de cotisation", estime Libération.

Si le système par points est retenu, le dispositif actuel des retraites complémentaires se substituera au régime général pour l'ensemble des actifs, fonctionnaires inclus. Avec un système d'achat de points, et une pension calculée en multipliant le nombre de points acquis par sa valeur de liquidation. "Un système universel qui permet de mieux anticiper le montant de sa pension. Mais qui pourrait sonner le glas des régimes spéciaux et du système des 25 meilleurs années", souligne le quotidien.

Si le gouvernement choisit le "système suédois" de comptes "notionnels", le dispositif sera différent. Au cours de sa carrière, le salarié, en alimentant un compte, se constituera un capital virtuel revalorisé chaque année en fonction d'un indice décidé par les pilotes du système, explique Libération.

Au moment de partir en retraite, sa pension annuelle sera calculée en divisant le capital accumulé par le nombre d'années d'espérance de vie de chaque génération. Au final, pour chaque actif, la somme des pensions touchées devrait correspondre à la somme des cotisations versées. Avantage non négligeable : ce système permet de s'adapter aux évolutions démographiques. Avec des "mécanismes autorégulateurs […] qui garantissent l'équilibre financier à terme du régime de retraite", estime le Conseil d'orientation des retraites (Cor).

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John Sutton

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