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Réforme des retraites : la piste sensible de l’âge-pivot

Les partenaires sociaux rencontreront, le 10 octobre 2018, le haut-commissaire en charge de la réforme des retraites. Réforme dont peu d'éléments ont filtré, sinon l'éventualité d'un "âge-pivot" de départ à la retraite.

Sur la future réforme des retraites, "l'exécutif s'est peu avancé", estime Le Monde, pour qui la rencontre, le 10 octobre 2018, des partenaires sociaux avec le haut-commissaire en charge du dossier, Jean-Paul Delevoye, pourrait être une occasion de "sortir du flou".

Ce projet de réforme, qui concernera tous les actifs (salariés du privé et du public, tout comme les professions libérales et les agriculteurs), devrait être examiné au Parlement l'an prochain. "Dans son discours devant le congrès de la Mutualité, le 13 juin", Emmanuel Macron envisageait un vote au premier semestre 2019, rappelle Le Monde.

Si l'on en croit ses promesses de campagne, ni l'âge légal de départ en retraite, ni la durée de cotisation ne seront touchés. Pas plus que le "régime par redistribution" et la "solidarité entre générations", auxquels il s'est dit attaché devant le Congrès réuni à Versailles en juillet dernier.

Emmanuel Macron appelle de ses vœux un système de retraites "juste, unique, transparent", avec l'idée d'unifier "la quarantaine de régimes soumis à des règles différentes", explique le quotidien. Le tout dans un "dispositif universel où chaque euro cotisé apportera les mêmes droits à tous".

"Pour faire travailler les Français plus longtemps sans toucher à l’âge légal", ni à la durée de cotisation (entre 40 et 43 ans actuellement), le gouvernement a imaginé de créer un "âge-pivot à 63 ans", écrit Libération. Une borne d'ailleurs suggérée par le Medef.

Avec ce système, détaille Le Monde, "l'assuré peut toujours faire valoir ses droits à 62 ans, mais il est susceptible de voir sa pension temporairement minorée". En clair, si le salarié part à la retraite avant ses 63 ans, il subit une décote provisoire sur sa pension. Au contraire, s'il poursuit son activité après cet âge-pivot, cette dernière sera majorée.

Les syndicats s'opposent à cette disposition, inspirée du mécanisme adopté, en 2015, par les régimes complémentaires du secteur privé, Agirc-Arrco. "D'autres questions fondamentales demeurent pendantes, soulignent Les Echos : quelle sera la part de la solidarité dans le futur système de retraites ? Combien pèseront les pensions dans le PIB ? Quel taux de remplacement pour les travailleurs ? Des régimes complémentaires catégoriels pourront-ils subsister ?"

Autant d'inconnues qui, comme le prévoit Le Monde, laissent augurer une réforme "explosive".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)