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Réforme du Code du travail : première concertation avec les syndicats

Le président de la République a reçu hier à l'Elysée les représentants de la CFDT, de la CGT et de FO pour lancer la concertation sur la réforme du Code du travail.

Sur la réforme du Code du travail, "le président de la République est à la fois déterminé et à l'écoute", a souligné Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, aux Echos, qui titrent : "Patronat et syndicats plutôt rassurés après leurs entretiens à l'Elysée."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a qualifié de "cordiale" cette première prise de contact du président de la République avec les syndicats, souligne Le Parisien (page 10). "Emmanuel Macron veut faire les choses rapidement, mais j'ai demandé que le calendrier soit détendu d'au moins un mois, précise-t-il dans le quotidien. Qu'il passe par ordonnance n'est pas forcément un problème, mais il faut laisser le temps à une vraie concertation."

En revanche, Philippe Martinez, le leader de la CGT, estime, dans Le Parisien également, qu'"agir pendant l'été, alors que les salariés sont en vacances, cela n'est pas clair. Cela laisse penser qu'on veut cacher des choses".

Si le calendrier des négociations semble avoir été allongé de quelques semaines, l'Elysée a tenu à préciser que "la mise en œuvre opérationnelle sera de la responsabilité du Premier ministre et de la ministre du Travail". Ces derniers doivent recevoir les délégations du Medef, de FO et de la CGC aujourd'hui et les autres organisations syndicales lundi prochain.

Sur la méthode, les divergences commencent à s'estomper entre le gouvernement et les partenaires sociaux. En revanche, sur le contenu de la réforme du Code du travail, certains désaccords persistent, notamment le plafonnement des indemnités prud'homales que tous les syndicats dénoncent, soulignent Les Echos. "On ne peut pas barémiser un licenciement comme un produit de supermarché. C'est une de nos lignes rouges", estime Philippe Martinez (CGT).

D'autres divergences n'ont pas encore été abordées : le regroupement des instances représentatives du personnel (CE, délégués du personnel et CHSCT) et le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, comme le notent Les Echos.

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John Sutton

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