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Radiothérapie : le plan du gouvernement

Aujourd'hui, lors du congrès de la Société française de radiologie oncologique, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, va dévoiler les 32 mesures qui doivent garantir la sécurité dans les centres de radiothérapie. Ainsi, les catastrophes sanitaires, comme celle de l'hôpital d'Epinal (où plus de 4.500 personnes ont été surirradiées depuis 1989) ou celle du CHU Rangueil de Toulouse, devraient être évitées à l'avenir.

D'après les quelques informations livrées par Le Parisien/Aujourd'hui (page 17), "un cinquième des 180 centres de radiothérapie français pourrait fermer d'ici à 2011, faute de garantir les conditions de sécurité suffisantes pour les patients". Il faut dire que les enquêtes de la police et de l'Igas, toujours en cours dans les deux villes évoquées, ont révélé de graves manquements à la sécurité et de nombreuses incompétences.

A Epinal, il apparaît que le radiophysicien s'était non seulement trompé dans le calcul des intensités de rayonnements, provoquant des surdosages massifs aux patients, mais qu'il avait également fait des "erreurs dans sa démonstration du logiciel aux manipulatrices". Incidents qui auraient d'ailleurs conduit le chef de service à en dissimuler la nature aux patients et aux inspecteurs de l'Autorité de sûreté nucléaire. Depuis, ce professeur a été suspendu.

A Toulouse des erreurs de même ordre ont également surirradié 145 personnes. Aujourd'hui, explique l'avocat de l'association SOS 31 qui défend les patients, "51% souffrent de paralysie faciale, 74% de troubles de l'équilibre, et (...) 90% ne sont plus en mesure d'assurer leur vie professionnelle".

"Ces deux accidents ont fait prendre conscience que c'était l'ensemble de la filière, qui prend en charge 200.000 malades par an, qui avait besoin d'être repensé afin d'éviter d'autres drames", souligne Le Parisien/Aujourd'hui.

Pour avoir l'agrément d'un tel exercice radiothérapique, le plan Bachelot affichera désormais quelques exigences incontournables. A l'avenir, dévoile le quotidien, les services devront être équipés de deux machines de radiothérapie au minimum et être sous la garde d'un radiophysicien à plein-temps, d'un radiothérapeute et de deux manipulatrices. Selon un expert, les établissements devront être aussi capables de faire "une double vérification de la dose de rayons X délivrés au patient".

A lire aussi – Cartographie des services à la personne

L'ouverture aujourd'hui du premier salon des services à la personne donne l'occasion à Métro (page 5) de dresser un premier bilan de la situation depuis la mise en place du plan Borloo. L'an dernier, explique le quotidien gratuit, six millions de Français ont fait appel à ces services, faisant que "ce secteur sort peu à peu de l'ombre".

Pour se développer plus largement, expliquent Les Echos (page 15), "le secteur doit trouver quel ton adopter pour s'adresser à des particuliers souvent un peu perdus face à une offre en plein développement".

Selon les premiers constats révélés par l'étude de Future fondation (groupe Experian), les ménages seraient les premiers consommateurs des services payants. "La coiffure et les soins de beauté à domicile, tout comme les petits travaux et la garde d'enfants se classent en bonne place."

Quant au mode de sollicitation, poursuit l'enquête, les ménages préfèrent le bouche à oreille que les services officiels ou les associations qui arrivent toutefois avant l'internet et les organismes privés.

Autre enseignement : les comportements des clients ne sont pas les mêmes partout en France. En effet, dans le Nord et l'Est, confier son ménage à quelqu'un ne semble pas être un réflexe, contrairement à l'utilisation d'une coiffeuse à domicile.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)